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Analyse de l’expression de gènes indicateurs de la mort cellulaire dans la glande mammaire, un indice du potentiel de production de la glande mammaire.

M. BOUTINAUD (1), J. GUINARD-FLAMENT (1) ET H. JAMMES (2)

(1) INRA-ENSAR, UMR sur la Production du Lait, 35590 St Gilles.

(2) INRA, Neurobiologie de l’olfaction et prise alimentaire, 78352 Jouy en Josas.

RESUME

Le potentiel de production de lait de la glande mammaire de ruminant est hautement corrélé avec la masse du tissu sécréteur. La diminution caractéristique de la production laitière après le pic de lactation est due en partie à une perte progressive de cellules qui produisent du lait. Celle-ci s’effectue par mort cellulaire programmée, encore appelée "apoptose". Pour comprendre l’importance de ce mécanisme au cours de la lactation et ses effets sur la persistance de lactation, il importe de trouver des méthodes de mesure d’indicateurs de l’apoptose dans la glande mammaire. La mesure du nombre de cellules en apoptose est habituellement réalisée au niveau tissulaire à l’aide de la technique TUNEL permettant la détection de la fragmentation de l’ADN, caractéristique majeure de l’apoptose. Nous proposons une approche moléculaire afin de quantifier plus aisément ce mécanisme par la mesure du niveau d’expression des gènes Bcl-2 et Bax codant respectivement pour des protéines anti- et pro-apoptotique. Nous avons choisi deux techniques différentes permettant d’analyser le niveau d’expression des gènes : le Northern blot ainsi que la RT-PCR en temps réel. Nous avons utilisé ces différentes techniques afin d’étudier le mode d’action de la fréquence de traite et de l’hormone de croissance (GH) sur la production laitière. Six chèvres Saanen ont été soumises à une traite différentielle : une demi-mamelle traite 1 fois par jour et la demi-mamelle contralatérale traite 3 fois par jour. Dans le même temps, trois des 6 chèvres ont reçu une injection sous-cutanée de 5 mg de GH recombinante bovine par jour. Après 23 jours de traitement, les chèvres ont été abattues et les mamelles prélevées. La production laitière et le nombre de cellules mammaires ont varié avec la modification de la fréquence de traite, tandis que la GH n’a pas entraîné de modification significative. Par la technique TUNEL, nous n’avons pas observé de différence de taux de cellules apoptotiques dans l’ensemble des demi-mamelles. L’analyse en Northern blot a révélé un ARNm de Bcl-2 très faiblement exprimés. Par RT-PCR en temps réel, nous avons observé une variation du rapport des ARNm Bcl-2/ Bax entre les traitements suggérant une limitation de l’apoptose par une augmentation de la fréquence de traite, tandis que l’effet de la GH n’est pas clair. Ainsi la RT-PCR en temps réel est une technique adaptée pour analyser les ARNm pro et anti-apototiques afin d’étudier les processus apoptotiques mammaires. Une étude en dynamique de l’expression des gènes de Bcl-2 et Bax permettrait de s’assurer des effets de la fréquence de traite et de la GH, ainsi que d’autres pratiques d’élevage connues pour agir sur le potentiel de production laitière.

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