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Génétique | Ovins laitiers | Reproduction

Etude de la relation génétique entre la prolificité et la production laitière en ovins laitiers.

M. BAELDEN (1), J.M. ASTRUC (2), J.P. POIVEY (3), C. ROBERT-GRANIE (1), L. BODIN (1), J. BOUIX (1), F. BARILLET (1)

(1) INRA, Station d’Amélioration Génétique des Animaux, BP 52627, 31326 Castanet-Tolosan Cedex

(2) Institut de l’Elevage, INRA SAGA, BP 52627, 31326 Castanet-Tolosan Cedex

(3) CIRAD, Campus international de Baillarguet, 34398 Montpellier

RESUME

Près de 20 % du revenu des éleveurs d’ovins laitiers en France provient de la vente des agneaux de lait. La prolificité des brebis laitières est donc une composante importante de la productivité de ces cheptels. Cette situation soulève différentes interrogations relatives à la relation génétique entre la prolificité et la production laitière et à l’intérêt d’introduire ou non la prolificité dans le critère global de sélection, sachant que l’objectif génétique affiché est le maintien du niveau génétique actuel de la prolificité des dites races de brebis laitières. Pour répondre à ces questions, nous avons mené une étude en races Lacaune et Manech Tête Rousse sur les données collectées dans le cadre du contrôle laitier officiel de 2000 à 2004 pour les premières mises bas et toutes les mises bas. Tout d’abord, nous avons étudié les facteurs de variation de la taille de portée et, plus particulièrement, le mode de reproduction (naturel ou induit) qui est la cause majeure de variation. Dans un premier temps, nous avons considéré les prolificités exprimées après oestrus induit ou après oestrus naturel comme deux caractères a priori différents. L’estimation des paramètres génétiques montre que ces deux caractères sont très faiblement héritables (de 0,04 à 0,08 en Lacaune et de 0,02 à 0,07 en Manech Tête Rousse) et sont fortement corrélés entre eux : la corrélation génétique entre prolificité induite et prolificité naturelle est estimée à 0,75 et 0,47 en Lacaune et à 0,99 et 0,88 en Manech Tête Rousse, respectivement en premières mises bas ou sur toutes les mises bas . Nous avons ensuite estimé la relation génétique entre la production laitière et les prolificités induite et naturelle. Les estimées indiquent que la production laitière et les deux expressions de la prolificité sont très faiblement corrélées. En conséquence, la sélection laitière stricte ou la prise en compte de la prolificité, avec son poids économique réel, dans l’objectif global de sélection fournissent une tendance comparable : maintien de la prolificité, conformément à l’objectif visé pour ce caractère. La mise en place d’une évaluation génétique de la prolificité (après oestrus induit et/ou naturel) permettrait d’éviter le choix de mâles élites très détériorateurs sur la prolificité sans toutefois inclure ce caractère dans l’index global de sélection. Cela permettrait ainsi de se prémunir contre tout risque de dérive génétique pour des schémas de sélection tels que ceux des races Lacaune (lait) ou Manech Tête Rousse reposant respectivement sur quelque 40 et 20 béliers élites.

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