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Systèmes d’élevage

Alimentation | Bovins à viande | Economie | Systèmes d’élevage

Bilan et autonomie azotée à l’échelle de l’exploitation d’élevage bovin allaitant : adaptation des systèmes de production, conséquences économiques.

P. VEYSSET, M. LHERM, D. BÉBIN

INRA Clermont-Theix, Laboratoire d’Economie de l’Elevage, 63122 Saint Genès Champanelle

RESUME

Faiblement exportatrices d’azote et largement dépendantes d’achat de concentrés et d’engrais, les exploitations d’élevage bovin allaitant du bassin charolais présentent un bilan azote excédentaire de 40 kg N / ha, hors fixation par les légumineuses. Les engrais constituent les plus fortes entrées d’azote. Globalement, l’excédent d’azote n’est guère dépendant du système de production (excepté pour l’agriculture biologique). La recherche, par modélisation, de l’autonomie azotée totale nécessitera, pour une exploitation polyculture élevage, la culture de 11 à 28 ares par vêlage de protéagineux, l’introduction de plus de 20 % de légumineuses dans les prairies et la réduction de la part des cultures fortement exportatrices d’azote au profit de la surface fourragère, l’optimum se situant, avec 50 % de légumineuses, à 75 % de la surface totale consacrée au troupeau et 20 % aux cultures de vente. Pour une exploitation 100 % herbagère, cette autonomie ne pourra être atteinte que grâce à la mise en culture, pour la production de céréales et de protéagineux destinés au troupeau, de 13,5 % de la surface totale. Dans tous les cas, l’incidence économique de cette recherche d’autonomie azotée est nulle ou légèrement négative, ce qui n’est pas incitatif.

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