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Modélisation de la digestion

Alimentation | Bovins laitiers | Digestion - Métabolisme | Modélisation

Modèle dynamique de simulation des flux d’azote et de l’urémie chez la vache laitière.

P. FAVERDIN , R. VERITE

UMR INRA ENSAR Production du Lait, INRA Domaine de la Prise, 35590 St-Gilles

RESUME

L’urée, principal déchet de métabolisme azoté, est un métabolite facile à doser dans le sang ou le lait. Sa concentration plasmatique peut servir d’indicateur pour estimer les rejets azotés urinaires et évaluer l’alimentation azotée des vaches laitières mais l’interprétation est limitée par plusieurs facteurs (cinétique, type de régime). Un modèle dynamique a été élaboré pour simuler les variations de l’urémie et mieux comprendre l’importance relative des différents mécanismes impliqués. Ce modèle simule donc la dynamique 1/ de la formation d’urée à partir de la digestion ruminale et du métabolisme protéique de l’animal, 2/ de l’utilisation (recyclage) 3/ de l’élimination (clairance rénale) de l’urée. Il estime la concentration en urée en prenant en compte son volume de diffusion. Un sous-modèle de la vitesse d’ingestion a été élaboré à partir du nombre et de la taille de chacune des distributions d’aliments pour améliorer la dynamique d’apparition des nutriments. Les variables d’entrée du modèle ont été choisies pour être facilement accessibles à partir des données de rationnement en utilisant le système PDI. La validation du modèle a montré son aptitude à décrire les variations importantes au cours de la journée des teneurs d’ammoniaque du rumen et d’urée plasmatique sous réserve d’une bonne description des conditions d’alimentation. L’étude de sensibilité indique que l’urémie moyenne est très sensible aux variations de la clairance entre régimes, en accord avec des observations préliminaires qui indique que la clairance est plus forte avec les rations à base d’herbe verte qu’avec l’ensilage de maïs. En pratique, ce modèle montre qu’il faut interpréter avec prudence des concentrations d’urée obtenues à un temps unique. De plus, les variations possibles de la clairance urinaire de l’urée, par exemple liée à la nature des fourrages utilisés, vont provoquer des variations de l’urémie à même niveaux d’apports azotés et donc conduire à des interprétations erronées de cet indicateur.

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