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Valeur des Aliments - Rationnement

Alimentation | Bovins laitiers | Complémentation | Rationnement

Effets à long terme d’une forte réduction des concentrés pour les vaches laitières

BROCARD V. (1), KEROUANTON J. (2), LE MEUR D. (3)

(1) Institut de l’Elevage, BP 67, 35652 Le Rheu Cedex

(2) EDE - Chambre d’Agriculture du Finistère, 20 rue de la Petite Palud, BP 29, 29207 Landerneau Cedex

(3) EDE - Chambre d’Agriculture du Finistère, Ferme Expérimentale de Trévarez, 29520 St Goazec

RESUME

Cet essai entrait dans le cadre d’un programme des EDE et Chambres d’Agriculture de Bretagne, développé en partenariat avec l’Institut de l’Elevage, visant à réduire les coûts d’alimentation. En juillet 1992, le troupeau laitier Prim’Holstein de la station expérimentale de Trévarez (29), d’un niveau de production proche de 8000 kg/an, a été réparti en 2 lots alimentaires. Les vaches multipares du lot Témoin ont reçu en moyenne 1 600 kg de concentrés par an avec un niveau azoté en début de lactation de 110 g de PDI/kg de MS de ration totale. Celles du lot Bas ont reçu 650 kg de concentrés par an avec un niveau azoté réduit à 90 g de PDI/kg MS. De 1992 à 1995, 150 lactations ont été valorisées dans le lot Témoin, et 152 en lot Bas. Après 3 ans d’essai, on a pu constater dans le lot Bas :

- une augmentation des quantités ingérées d’environ 1 kg de MS de fourrages par VL et par jour, soit une substitution fourrages/concentrés de 0.4 ;

- une modification de la forme des courbes de lactation et une réduction de la production laitière proche de 0,9 kg de lait par kg de concentré en moins ;le niveau de production du lot Bas dépasse 7000 kg par lactation multipare -une synthèse de matières protéiques pénaliste mais un TP identique ; une synthèse de matières grasses peu affectée, sauf en vêlages de printemps à l’herbe, mais un TB accrû en moyenne de 2,l g/kg ;

- peu de différence d’évolution des poids et états en début de lactation, mais une reprise d’état un peu plus tardive, surtout pour les primipares ;

- une relative dégradation des performances de reproduction (seul l’allongement de l’intervalle vêlage insémination fécondante étant cependant statistiquement significatif), mais avec d’importantes fluctuations annuelles et un niveau moyen de fécondité proche de celui enregistré au Contrôle Laitier breton ;

- un peu moins de pathologies, notamment autour du vêlage (fièvres vitulaires, non-délivrances) ;

- un taux de réformes obligatoires plus faible et une valorisation économique par vache sortie supérieure ;

- une valorisation des fourrages améliorée de 0,07 UFL/kg MS ;

- un gain de 12 ct de marge brute par litre de lait, dont 40 % est lié à l’amélioration de l’état sanitaire.

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