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  • L’éprinomectine chez la chèvre : utilisation de la voie orale pour une efficacité reproductible contre les strongles gastro-intestinaux

    SILVESTRE A., SAUVE C., CABARET J.

    UR 1282 IASP 213 - INRA - F-37380 NOUZILLY

    RESUME

    L’éprinomectine est un anthelminthique qui appartient au groupe des lactones macrocycliques. Cette molécule est largement utilisée chez les bovins laitiers, en raison des très faibles résidus dans le lait. Parmi les anthelminthiques à large spectre d’action (actifs contre les strongles digestifs et les strongles pulmonaires), seuls certains benzimidazoles sont autorisés en période de lactation. La résistance des strongles vis-à-vis des benzimidazoles est extrêmement répandue dans les élevages de caprins laitiers en France (près de 85 % des élevages caprins d’après Chartier et al., 1998). L’éprinomectine fait figure de dernier recours pour les chèvres en lactation. L’éprinomectine dispose d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les bovins, par administration topique (pour-on) à la dose de 0,5 mg par kg de poids vif. La pratique de la cascade (utilisation chez un autre hôte et sous une autre voie d’administration) est possible (directive 2004/28 CE). L’application de ce traitement à un troupeau de chèvres laitières en lactation (Indre-et-Loire) infestées naturellement par Trichostrongylus colubriformis (62 %), Teladorsagia circumcincta (15 %), Trichostrongylus axei (12 %), Haemonchus contortus (8 %) et Oesophagostomum venulosum (3 %) et présentant un fort niveau de résistance vis-à-vis des benzimidazoles (taux de réduction de l’excrétion des œufs -56 % après un traitement au fenbendazole à 10 mg par kg de poids vif) a montré une forte variabilité individuelle de l’efficacité de l’éprinomectine.

    Dans un premier temps, nous avons évalué le rôle possible de l’absorption percutanée comme cause de variabilité. La première expérimentation a consisté à traiter dix chèvres en pour-on (1 mg par kg de poids vif) : cinq chèvres avec le dos rasé pour favoriser l’absorption du traitement par la peau et cinq autres non rasées. La mesure de la réduction du taux d’excrétion des œufs de strongles n’est pas significative entre les deux lots. Nous avons donc conclu que la variabilité d’efficacité du traitement administré en pour-on devait s’expliquer par le phénomène de léchage altruiste (Gayrard et al., 1999), comme pour les bovins.

    Dans un second temps, nous avons testé l’efficacité de deux voies d’administration de l’éprinomectine (pour-on et voie orale) chez des chèvres en lactation. Le lot des quinze chèvres traitées en pour-on (1 mg par kg de poids vif) présentait une excrétion moyenne de 1895 œufs par gramme - OPG (valeurs comprises entre 645 et 4425 OPG). Le lot des vingt chèvres traitées par voie orale (1 mg par kg de poids vif) présentait une excrétion moyenne de 1268 OPG (valeurs comprises entre 180 et 4500 OPG). A J10 après traitement, on observe des niveaux d’excrétion variables dans le lot « pour-on » (de 0 à 1410 OPG) avec un taux de réduction moyen après traitement de 90 %, tandis que les chèvres du lot « voie orale » n’excrètent plus aucun OPG.

    Notre étude permet de recommander l’éprinomectine chez la chèvre laitière, à la dose de 1 mg par kg de poids vif, administrée par voie orale (à la condition que les résidus dans le lait restent inférieurs à la limite autorisée de 30 ng par ml).

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