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Environnement et nutrition azotée

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Conduite alimentaire et rejets azoté chez la vache laitière. Interrelations avec les performances

VERITE R., DELABY L.

INRA, Station de recherches sur la Vache laitière, 35590 St Gilles, France

RESUME

Réduire la quantité d’azote excrétée par les vaches est un moyen parmi d’autres qui contribue à faciliter la gestion des déjections du troupeau laitier dans leurs incidences sur le cycle de l’azote. L’objectif de cette synthèse est d’abord de quantifier l’effet de la nature et de la conduite 1) du système fourrager et 2) de l’alimentation azotée sur les rejets N et leurs relations avec les performances puis 3) d’examiner ces problèmes dans le cas particulier du pâturage. L’azote des dejections dépend d’abord des quantités de N ingérées et varie de 90 à 150 kg/vache/an (ou de 12 à 20 kg/tonne de lait produit) avec la nature du fourrage, l’intensité de son exploitation (fertilisation, stade) et la supplémentation azotée. Une méthode simple est proposé pour estimer les rejets N annuels en fonction des séquences alimentaires du troupeau. Les effets du niveau d’appors azotés ont été examinés au cours de 5 essais dans des situations nutritionnelles variées et pour une large gamme de teneurs en PDIE/UFL des rations (80 à 125 g). Entre les niveaux extrêmes, les écarts de réponses sont importants, mais sans aucune rémanence ultérieure, non seulement pour le lait (+ 15 B 30 %) et les rejets N mais aussi sur le taux protéique (+ 2 g/kg) et l’efficacité alimentaire (+ 10 %). Les différences d’ingestion (1 à 3 kg MS) induites par le niveau d’apports PDI sont la cause de la moitié de ces écarts de production et expliquent pourquoi le bilan énergétique est peu modifié par la variations des apports PDI (sauf déficit important) même en début de lactation. Avec l’augmentation des apports, ces paramètres suivent pour la plupart des lois de rendements marginaux décroissants précisés dans le texte. A l’opposé, les pertes relatives d’azote dans les dejections rapportées par kg de lait produit diminuent de facon curvilinéaire avec la teneur en PDIE de la ration pour atteindre un seuil bas incompressible. La teneur de 100 g PDIE/UF serait bien une valeur clé commune à ces 2 phénomènes : au dessus le gain de performances est minime en regard de l’accroissement des pertes N alors que c’est l’inverse au dessous. Au pâturage, la fertilisation azotée, de par son effet important sur les quantités d’azote exposées par la plante, est un facteur déterminant des performances et restitutions d’azote par hectare. Les conditions de valorisation de la prairie telles que le chargement jouent ensuite un rôe modulateur tandis que l’effet de la complémentation dépend de la teneur en MAT du concentré. Le nombre de jours de pâturage réalisé par hectare, (JP/ha) qui caractérise à la fois la production d’herbe et sa valorisation par le troupeau, représente le critère de synthèse qui intègre bien ces facteurs de variation. Globalement, pour 100 JP/ha en plus grâce à la fertilisation, l’azote exportée par le lait s’accroit de 10 à 15 kg selon le potentiel des animaux tandis que les rejets totaux augmentent d’environ 70 à 80 kg N par hectare.

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