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  • L’excrétion du phosphore chez le ruminant. Etude de la partition de la perte de phosphore entre l’urine et les fèces

    BRAVO D. (1), MESCHY F. (2), BOGAERT C. (1), SAUVANT D. (2)

    (1) U.N.C.A.A. DPA U.C.A.A.B. Chierry BP-19, 02400 CHATEAU-THIERRY

    (2) Laboratoire INRA de Nutrition et d’Alimentation, 16, rue Claude Bernard, 75231 PARIS Cedex 05

    RESUME

    Parce que les pertes en phosphore dans les élevages de ruminants constituent jusqu’à 70 % des rejets en phosphore des productions animales françaises, une meilleure connaissance de l’excrétion du phosphore chez le ruminant est nécessaire. Pour cela, une base de données de 150 articles publiés a été réalisée et étudiée sous l’angle quantitatif. Les résultats montrent que la situation alimentaire classique d’un ruminant (ration fourragère) induit une excrétion du phosphore quasi uniquement fécale du fait du recyclage du phosphore salivaire et de la partie alimentaire non absorbée. Dans ce cas la production salivaire est l’acteur de l’homéostase du phosphore. Si par contre comme c’est le cas lors du changement de régime au moment de la mise bas, l’animal reçoit une forte quantité de céréales l’excrétion du phosphore est totalement modifié. De par leur faible masticabilité, les concentrés perturbent la production salivaire et la production de phosphore dans la salive puisque quel que soit le débit salivaire associé, la quantité de phosphore dans la salive est relativement constante. Pour pallier l’enrichissement consécutif du sang en phosphore, l’animal l’élimine dans l’urine dès la phosphorémie de 2mmol/l et réduit son absorption intestinale du phosphore. Au cours de ce changement de rations, l’excrétion du phosphore par l’animal est qualitativement modifié puisque même si l’excrétion totale du phosphore n’est qu’en légère augmentation, le phosphore est alors rejeté pour moitié dans l’urine. Cette perte de phosphore pourrait avoir des conséquences sur l’environnement. Le phosphore urinaire est peut-être beaucoup plus polluant que le phosphore fécal parce que plus labile plus miscible dans les eaux superficielles et sous forme directement intégrable dans les algues participant à l’eutrophisation.

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