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Elevage et environnement

Bovins laitiers | Environnement

Evolution des excédents d’azote en France et contribution du secteur laitier

BERTRAND S., MIRABAL Y., PFLIMLIN A., LE GALL A., RAISON C.

Institut de l’Elevage, 149 rue de Bercy, 75595 Paris cedex 12

RESUME

Dans un contexte de pression réglementaire croissante concernant l’environnement, l’Institut de l’Elevage a réalisé une analyse prospective de la contribution du secteur laitier français aux excédents d’azote et à la pollution de l’eau par les nitrates. La situation initiale prise comme référence est l’année 2000 et la projection a été réalisée pour 2014, date de suppression possible des quotas laitiers. En partant des données du RGA 2000, un bilan complet des activités agricoles a été réalisé, par sous-secteur hydrographique : pression d’azote organique, pression d’azote minéral, bilan de l’azote de type CORPEN et part du troupeau laitier (vaches laitières + génisses). Pour cette étude, les systèmes les plus typiques extraits des Réseaux d’Elevage ont été retenus afin de cerner les évolutions des systèmes d’alimentation et de fertilisation. La méthode de cette analyse prospective est basée sur le calcul de la part de l’élevage laitier dans l’azote total produit par sous-secteur hydrographique, à partir de ces systèmes types retenus. Les scénarios pour 2014 prennent en compte les évolutions des autres cheptels, des surfaces, de la fertilisation et de la production laitière. Les résultats des simulations montrent une légère amélioration du bilan en 2014 au niveau national, mais peu d’effet du niveau de production par vache laitière (+1000 à 2000 l / vache) si les surfaces fourragères libérées sont utilisées en blé et en colza. La pression d’azote organique s’améliorerait à l’ouest, mais certaines zones resteraient tout de même chargées. En Bretagne, sous condition d’une application complète du programme de résorption et d’une généralisation des pratiques de fertilisation raisonnée, la baisse des excédents pourrait être de l’ordre d’une trentaine de kg d’azote par ha de SAU, voire davantage si les pratiques de fertilisation étaient optimisées. Les effets sur la qualité de l’eau seront bénéfiques mais visibles à plus ou moins long terme, compte tenu de l’inertie du milieu et des excédents actuels et passés.

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