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Facteurs de variations de la consommation en médicaments dans les troupeaux bovins laitiers de l’Ouest laitier Rhône alpin

SULPICE P. (1), MORIGNAT E. (2), CAZEAU G. (2), RUET M. (1), DUMAS P.-L. (1), BOTREL M.-A. (2), CALAVAS D. (2)

(1) Fédération des Eleveurs et Vétérinaires en Convention - Le Thévenon 69850 ST MARTIN EN HAUT- fevec@wanadoo.fr

(2) AFSSA - Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, 31 Av. Tony Garnier, 69364 LYON CEDEX 07

RESUME

Dans un contexte d’exigences accrues (nationale et européenne) en matière de traçabilité sur l’usage des médicaments en élevage, de volonté de maîtrise des charges, et de réduction des marges de manœuvre dans la conduite des systèmes d’élevage, la Fédération des Eleveurs et Vétérinaires en Convention (FEVEC) a conduit une étude portant sur la mise en évidence des facteurs de variation de la consommation en médicaments des troupeaux bovins laitiers. L’objectif était de déterminer les situations de consommation élevée en médicaments et également d’affiner les références pour l’activité de conseil et de formation en santé animale. Cette étude a été conduite sur 397 troupeaux de l’Ouest laitier Rhône Alpin (Loire et Rhône) pour la campagne laitière 2005-2006, à partir des éléments de description du système d’élevage (bâtiment, système alimentaire, race...), des données du Bilan Technique du Troupeau Laitier (BTTL) du Contrôle Laitier, des indicateurs de l’activité des vétérinaires (actes et visites réalisés,...) et du Bilan médicaments (méthode FEVEC, 12 indicateurs) dans le contexte de travail des groupes vétérinaires conventionnés : l’ensemble de la prescription /délivrance des médicaments allopathiques est assuré par les vétérinaires, les niveaux de marge de vente sont comparables (de 1,0 à 1,15 maximum), l’éleveur est formé pour être le premier infirmier de son troupeau, la complémentarité entre l’éleveur et le vétérinaire est organisée, et l’aspect économique n’est pas un frein pour l’accès à la ressource « vétérinaire » (pas de paiement à l’acte, marges modérées). Le montant annuel des médicaments prescrits s’élève en moyenne à 43,45 € / UIV (Unité d’Intervention Vétérinaire) soit de l’ordre 47,80 € / VL présente (avec des extrêmes de 5 à 119 €). La proportion moyenne est de 66 % de médicaments curatifs. Exprimés en €/VL/an, les postes principaux sont les antibiotiques injectables (7,27), les injecteurs mammaires curatifs (5,53), les produits pour l’appareil génital (4,76), les injecteurs mammaires préventifs hors lactation (5,37), et les antiparasitaires (6,85). Les facteurs mis en évidence pour expliquer les coûts en médicaments sont le groupe vétérinaire concerné, la production laitière, le nombre de visites vétérinaires par UIV-an et le taux d’actes curatifs. Nous n’avons pas trouvé de relation avec le type de bâtiment, ni avec la taille du troupeau ou le rang moyen de lactation. Dans l’analyse de la situation sanitaire globale du troupeau, le Bilan médicaments (montants, protocoles) devient un complément indispensable du bilan sanitaire annuel, il fournit des éléments objectifs pour le suivi sanitaire régulier des exploitations (indicateurs d’alerte). L’identification des facteurs associés à la consommation de médicaments permettra de comparer chaque troupeau par rapport à un groupe de référence aux caractéristiques plus proches (niveau de production, activité des vétérinaires...) et d’engager avec l’éleveur une discussion globale reliant ainsi objectifs de production / performances / impact sur la santé / coûts directs et indirects du sanitaire.

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