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Alimentation | Bovins à viande | Génétique | Ingestion

Relations génétiques entre les capacités d’ingestion de taurillons, bœufs, génisses et vaches

VINET A. (1), KRAUSS D. (2), ANDRE C. (1), RENAND G. (1)

(1) INRA, UR 337, station de génétique quantitative et appliquée, 78352 Jouy-en-Josas

(2) INRA, UE 332, domaine de Galles, 18520 Avord

RESUME

La capacité d’ingestion de fourrages grossiers représente une aptitude primordiale de la vache allaitante qui exploite prioritairement des surfaces herbagères (pâturage en été, fourrages conservés en hiver). Toutefois, les coûts alimentaires représentant une grande part des frais d’entretien du troupeau, il serait souhaitable de pouvoir sélectionner des vaches économes qui limitent leur consommation au-delà de leurs stricts besoins de production. Actuellement la sélection des taureaux d’insémination des races à viande spécialisées vise prioritairement à améliorer la croissance musculaire et l’efficacité alimentaire dans un système d’engraissement intensif. Cette sélection est-elle compatible avec le maintien d’une capacité d’ingestion suffisante de fourrages grossiers par les vaches et permet-elle de sélectionner des vaches plus économes, alors que cette sélection se pratique en station où les différences de capacités d’ingestion sont minimisées de par la concentration énergétique des rations ?

Des éléments de réponse sont apportés avec l’estimation des paramètres génétiques des caractères suivants : croissance, consommation alimentaire et consommation résiduelle, la consommation résiduelle nous permettant de comparer les niveaux d’ingestion des animaux corrigés pour leurs poids et variations de poids, ces caractères ayant été mesurés sur différents types d’animaux procréés et contrôlés sur le domaine INRA de Bourges : mille quatre cent huit taurillons, deux cent douze bouvillons, quatre cent quatre-vingt dix huit génisses et quatre cent soixante douze vaches, issus pour l’essentiel de soixante pères.

Notre étude montre que les consommations moyennes et résiduelles sont moyennement héritables chez les mâles et faiblement héritables chez les femelles. Les corrélations génétiques entre consommations moyennes et poids et entre consommations moyennes et résiduelles sont élevées quel que soit le type de production considéré. Notre étude montre également qu’une sélection visant à augmenter la croissance des jeunes mâles tout en réduisant leur consommation résiduelle est possible et qu’une telle sélection devrait corrélativement permettre un accroissement du poids et des quantités de fourrage ingéré chez les vaches sans pour autant modifier leur consommation résiduelle.

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