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Santé et stratégies sanitaires

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Prévalence et facteurs de risque de la cryptosporidiose caprine dans le département des Deux Sèvres (France).

A. DELAFOSSE (1,2), J.A. CASTRO HERMIDA (1,3), C. BAUDRY (1), I. PORS (1), M.E. ARES-MAZAS(3), C. CHARTIER (1)

(1) AFSSA Niort, Laboratoire d’études et de recherches caprines, BP 3081, 79012 Niort Cedex

(2) Groupement de Défense Sanitaire de l’Orne, BP 138, 61004 Alençon

(3)Faculté de Pharmacie, 15782 Santiago de Compostela, Espagne

RESUME

Une étude transversale a été réalisée pour estimer la prévalence du portage d’oocystes dans les fèces de chevreaux âgés de 5 à 30 jours dans les Deux Sèvres (France). Les facteurs de risque associés à la présence de C. parvum ont également été étudiés. Entre janvier et mars 2003, un échantillon de 879 chevreaux provenant de 60 cheptels sélectionnés par tirage aléatoire, a été examiné par une technique parasitologique semi-quantitative après coloration à la carbofuschine (1+ à 4+) qui a permis la définition d’un score de cheptel. Un questionnaire caractérisant l’élevage et ses pratiques a été rempli. 879 animaux répartis dans 60 cheptels ont été testés et 142 (16,2 %) étaient positifs pour C. parvum. 53,3 % des cheptels avaient au moins un animal positif. Dans les élevages négatifs, 8,1 % des chevreaux présentaient de la diarrhée contre 17,0 % dans les élevages faiblement positifs (score de cheptel <3+) et 51,9 % dans les élevages fortement positifs (score de cheptel ≥3+). L’étude des facteurs de risques a été réalisée par 2 régressions logistiques ordinaires avec pour variables d’intérêt ❶ la positivité simple du cheptel (au moins un chevreau positif) et ❷ une forte positivité (score de cheptel ≥3+). Pour le premier modèle, les facteurs de risques identifiés étaient la période d’enquête (février/mars vs janvier), la distribution aux animaux d’eau municipale, l’absence de conduite au pâturage, la nature du fourrage distribué aux chèvres, la nature des murs et le type de ventilation de la chèvrerie. Pour le second modèle, les facteurs de risques identifiés étaient la période d’enquête, la pratique du groupage des naissances par programme lumineux, la nature du fourrage distribué aux chèvres, la surface de bâtiment disponible par chèvre, le type de ventilation de la chèvrerie, l’absence de désinfection de la chèvrerie et la fréquence de paillage dans le bâtiment chevreaux. Les pratiques d’élevage du chevreau semblent avoir peu d’impact sur l’épidémiologie de la cryptosporidiose. Le parasite se transmet donc probablement dès les premières heures de la vie à partir de matières souillées présentes dans la chèvrerie (litière, mamelle, matériel d’élevage, etc.).

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