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Intérêts de l’effet bélier en contre saison selon le type génétique

CHANVALLON A. (1,3), SAGOT L. (1,2), SCARAMUZZI R. (3), FRANCOIS D. (4), FASSIER T. (5), FABRE-NYS C. (3)

(1) Centre interrégional d’information et de recherche en production ovine, Site expérimental du Mourier, 87800 St Priest Ligoure

(2) Institut de l’élevage, 149 rue de Bercy, 75595 Paris Cedex 12

(3) UMR 6175 INRA physiologie de la reproduction et des comportements - CNRS - université de Tours - Haras nationaux, 37380 Nouzilly

(4) INRA SAGA, chemin de Borde-Rouge Auzeville, BP 52627, 31326 Castanet Tolosan

(5) INRA Bourges, domaine de la Sapinière, 18390 Osmoy

RESUME

L’effet bélier est une technique de lutte à contre-saison qui consiste à déclencher l’ovulation chez des femelles qui ne sont pas en saison sexuelle par un contact, sans saillies, avec des béliers. Si cette technique présente des avantages tant sur le plan du travail, de l’économie que de l’environnement, la forte variabilité des réponses empêche sa généralisation. Selon la bibliographie, deux facteurs seraient plus particulièrement à l’origine de cette variabilité : le génotype et la profondeur d’anoestrus (ou proportion de brebis ovulant spontanément dans le troupeau). L’objectif du travail réalisé est d’étudier l’efficacité de l’effet bélier sur différents génotypes en fonction de la profondeur d’anoestrus. La première étape a consisté à déterminer avec précision la durée et la profondeur de la saison d’anoestrus. En parallèle, des effets mâles ont été testés à différentes périodes de la saison d’anoestrus. Ces études ont été réalisées sur des brebis de types génétiques présentant des aptitudes à se reproduire au printemps très diverses : races a priori saisonnées (Mouton Vendéen et Mouton Charollais) ou peu saisonnées (Ile-de-France, F1 Ile-de-France x Romanov et Romane). Le suivi de cyclicité révèle une saison d’anoestrus similaire et très marquée chez la majorité des races à l’exception des Romane chez qui l’anoestrus est court et peu profond. Les effets mâles s’avèrent être efficaces chez tous les types génétiques en fin de saison d’anoestrus. Les Ile-de-France répondent à l’introduction du bélier durant tout l’anoestrus et cela malgré un anoestrus très profond. En revanche, les résultats obtenus en milieu d’anoestrus chez la race Mouton Vendéen et en début et milieu d’anoestrus chez la race Romane sont variables selon les années. Cette étude permet de préciser l’utilisation de l’effet bélier selon le type génétique et remet en question la profondeur d’anoestrus comme prédicteur de la réponse à l’effet bélier.

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