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Détection des chaleurs

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Simplifier la détection des chaleurs des vaches laitières grâce à la vidéosurveillance : une étude dans les races Montbéliarde et Abondance

HETREAU T. (1), GIROUD O. (1), PONSART C. (2), GATIEN J. (2), PACCARD P. (3), BADINAND F. (4), BRUYERE P. (4).

(1) Centre d’Elevage 74330 Poisy-France

(2) UNCEIA, Département R&D, 13 rue Jouët, 94704 Maisons-Alfort

(3) Institut de l’Elevage, 9 allée Pierre de Fermat, 63170 Aubière

(4) ENVL –VET-AGRO-SUP 69280 Marcy l’Etoile

RESUME

Pour apprécier l’intérêt d’un système de vidéosurveillance pour la détection des chaleurs, une étude a été menée trois hivers consécutifs (2007 à 2009) au sein d’un troupeau de 80 vaches laitières, principalement de race Montbéliarde et Abondance (Centre d’Elevage Lucien Biset, Poisy, France). Chaque année une trentaine de vaches, logées en aire paillée, étaient incluses dans cette étude où l’acceptation du chevauchement était la manifestation d’oestrus recherchée. Quatre caméras fixes, reliées à un ordinateur équipé d’un logiciel de détection de mouvements, enregistraient jour et nuit des séquences auxquelles on accède ensuite facilement grâce à un logiciel spécifique. En parallèle, deux fois par semaine, la progestérone a été dosée dans le lait des vaches suivies, ce qui a permis de déterminer les périodes ovulatoires (PO). Une tierce personne a noté les comportements de chaleurs observés. Si l’on se réfère aux 168 PO associées à des acceptations de chevauchement et étudiées, 82 % des chaleurs ont été détectées. Très peu de chaleurs (6 à 12 %) n’ont pas été accompagnées d’acceptation de chevauchement. La même proportion des vaches a été détectée par l’observation, mais les animaux n’ont pas toujours été les mêmes. En moyenne 10 min (4 à 16) ont été nécessaires pour dépouiller les enregistrements. C’est quatre fois moins que le temps consacré par jour à l’observation pour cette étude. Nous concluons que dans ce système et avec les races étudiées le gain de temps est très appréciable. L’abaissement du seuil de sensibilité peut permettre de gagner du temps. Ainsi en 2009 l’abaissement du seuil de sensibilité à 70 % a permis de gagner 3 min par jour pour le même résultat, et si l’on ne dépouille qu’une caméra sur les deux, on détecte encore 69 % des vaches en chaleur.

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