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La cinétique d’émission du lait et l’anatomie de la mamelle sont associées à la résistance aux mammites : résultats d’une sélection divergente de brebis sur les comptages de cellules somatiques

ALLAIN C. (1), AUREL M.R. (2), PAILLER F. (2), PORTES D. (2), MENRAS J.M. (2), CARRIERE F. (2), CLUZEL F. (2), DUVALLON O. (2), PENA-ARNAUD B. (1), CAILLAT H. (1), MARIE-ETANCELIN C. (1), ARHAINX J. (1), DION S. (1), BERGONIER D. (3), FOUCRAS G. (3), RUPP R. (1)

(1) INRA, UR631 Station d’Amélioration Génétique des animaux, F-31326 Castanet-Tolosan, France

(2) INRA, UE0321 Domaine de La Fage, F-12250 Roquefort-sur-Soulzon, France

(3) INRA/ENVT, UMR1225 Interactions Hôtes-Agents Pathogènes, F-31076 Toulouse, France

RESUME

Les mammites représentent une pathologie majeure des ruminants laitiers de part leur fréquence et l’importance de leurs répercussions économiques. Des programmes d’amélioration génétique de la résistance aux mammites sont développés dans de nombreux pays, et sont basés sur le comptage de cellules somatiques (CCS) comme critère de sélection. Dans l’objectif d’évaluer les conséquences d’une telle sélection, nous avons étudié deux lignées de brebis divergentes (CCS+ et CCS-) produites à l’unité expérimentale INRA de La Fage. Nous avons évalué la résistance aux infections intra mammaires naturelles de ces brebis à l’aide de mesures régulières de CCS, d’examens cliniques des mamelles et de bactériologies du lait. La réponse corrélée de la sélection sur la cinétique d’émission du lait et l’anatomie de la mamelle et des trayons a été évaluée, respectivement, grâce à un automate de contrôle laitier développé par l’INRA et à l’analyse de photographies numériques. L’écart généré entre les deux lignées est équivalent à 3 écart-types génétiques du score de cellules somatiques, soit plus du double de la moyenne géométrique des CCS. La fréquence des prélèvements de lait infectés était significativement supérieure chez les brebis CCS+ par rapport aux brebis CCS- (OR=3,3 [2,5 ; 4,4] en moyenne), et ce, surtout à la mise bas (OR=7,0 [4,2 ; 11,7]). De plus, la plupart des cas de mammites cliniques sont survenus chez les brebis de la lignée CCS+ (25 cas sur 31). De même, la majorité des infections persistantes étaient observées chez les brebis CCS+ (24 cas sur 30) alors que les brebis CCS- n’étaient souvent infectées que brièvement. Les brebis CCS- sont donc plus résistantes aux mammites que les brebis CCS+. L’analyse des données de cinétique d’émission du lait montre que les brebis CCS- présentent un temps de latence significativement plus élevé que les brebis CCS+. Cette caractéristique pourrait conférer aux brebis de la lignée CCS-, une meilleure aptitude à limiter les infections. Par ailleurs, l’analyse des photographies numériques indique que les brebis de la lignée CCS- présentent des mamelles plus hautes et moins décrochées que les brebis de la lignée CCS+. Les relations directes de ces caractéristiques physiologiques et anatomiques avec la fréquence et la durée des infections n’ont toutefois pas pu être clairement établies dans cette étude et doivent être étayées par un plus grand nombre de données.

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