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Environnement | GES - gaz à effet de serre | Ruminants (général)

Réduction des émissions de gaz à effet de serre des ruminants : choix des techniques les plus efficaces, ampleur de la réduction, coût de leur mise en application

KLUMPP K. (1), FAVERDIN P. (2), BENOIT M. (3), PELLERIN S. (4), BAMIERE L. (5), CHEMINEAU P. (6), LHERM M. (3), PARDON L. (6), DOREAU M. (3)

(1) INRA UR 874 Ecosystème prairial 5 Ch de Beaulieu, 63039 Clermont-Ferrand

(2) INRA/Agrocampus Ouest, UMR 1348 Pegase, 35590 Saint-Gilles, France

(3) INRA/ VetAgroSup UMR 1213 Herbivores, Theix, 63 122 Saint-Genès-Champanelle

(4) INRA Département Environnement et Agronomie 33883 Villenave d’Ornon Cedex

(5) INRA UMR Economie Publique BP 01 78850 Thiverval-Grignon

(6) INRA DEPE 147 rue de l’Université 75338 PARIS CEDEX 07

RESUME

La part de l’agriculture dans les émissions de gaz à effet de serre (GES) représente 18% des émissions totales (en équivalent - CO2e) et se repartit à 50% pour le N2O, 40% pour le CH4 et 10 % pour le CO2.Cette contribution nécessite de trouver des leviers d’action pour réduire ces émissions, y compris les variations de séquestration de carbone par les sols. Bien que les évaluations de type Analyse du Cycle de vie (ACV) mettent en évidence des stratégies pertinentes pour réduire ces émissions, une application sur le terrain nécessite d’évaluer le coût de leur mise en œuvre, et de s’assurer de leur faisabilité technique. Une étude collective de l’INRA (Pellerin et al., 2013) consacrée à ces questions a identifié un nombre important de mesures d’atténuation. Trois mesures qui concernent les exploitations d’élevage de ruminants sont décrites dans cet article : la réduction du CH4 entérique par l’alimentation, la réduction des pertes azotées par l’alimentation et une gestion optimisée des prairies. Les actions les plus intéressantes pour réduire les tonnages d’équivalent CO2e émis sont : ajout des graines oléagineuses dans les rations, le prolongement de la durée des prairies temporaires et ajout de nitrate à la ration. L’analyse coûts-bénéfice montre un gain économique (€ per Mg CO2e évité) liée à l’allongement de la saison de pâturage, la durée des prairies temporaires et la réduction des apports protéiques dans les rations animales.

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