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Digestibilité de l’amidon et des parois végétales du maïs fourrage : conséquences sur la prévision de sa valeur nutritive

PEYRAT J. (1, 2, 3), NOZIÈRE P. (1, 2), FÉRARD A. (3), LE MORVAN A. (1, 2), PROTIN P-V. (3), BAUMONT R. (1, 2)

(1) INRA, UMR1213 Herbivores, site de Theix, F-63122 Saint-Genès Champanelle, France
(2) Clermont Université, VetAgro Sup, UMR Herbivores, BP 10448, F-63000 Clermont-Ferrand, France
(3) ARVALIS-Institut du végétal, station expérimentale de la Jaillière, F-44370 La Chapelle Saint Sauveur, France

RESUME

L’ensilage de maïs, fourrage principal dans les rations des ruminants à haut niveau de production, est composé de deux fractions énergétiques : l’amidon et les parois végétales. Les proportions relatives de ces deux fractions varient fortement selon les conditions de culture, la variété et le stade de maturité de la plante à la récolte entraînant alors une grande variabilité de la nature de l’énergie apportée par l’ensilage de maïs. L’influence de ces facteurs de variation sur la digestibilité mesurée in vivo chez le mouton et la dégradabilité dans le rumen mesurée in sacco chez la vache a été étudiée pour 32 ensilages de maïs. La relative stabilité de la digestibilité de la matière organique de la plante entière (dMO) in vivo avec le stade de maturité s’explique par un phénomène de compensation entre l’augmentation de la quantité d’amidon à digestibilité élevée et la baisse de la digestibilité des parois végétales (NDF). Au niveau du rumen, la dégradabilité in sacco de la MS et de l’amidon diminue avec le stade de maturité, celle du NDF baisse également. Le type de grain des maïs étudiés (corné vs. denté) et les caractéristiques des parois végétales (DINAG plus ou moins élevé) influencent la dégradabilité de la MS, de l’amidon et du NDF, mais son influence sur la digestibilité de la MO et de l’amidon est faible, voire inexistante pour la digestibilité du NDF. L’utilisation de l’équation de prévision de la dMO proposée par l’INRA en 1996 (équation M4) est confortée par cette étude, puisqu’elle explique 74,0 % de la variabilité de dMO mesurée in vivo et n’entraine pas de biais dans les valeurs prévues. Cette étude apporte des références sur les teneurs en parois végétales digestibles et en amidon dégradable dans le rumen de l’ensilage de maïs, critères nécessaires à une meilleure évaluation de la valeur nutritive de l’ensilage de maïs dans les nouveaux systèmes d’alimentation INRA.

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