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Bovins laitiers | Santé animale

Performances de vaches primipares ayant souffert de dermatite digitée au cours de la période d’élevage

GOMEZ A. (1), COOK N. (1), SOCHA M. (2), DÖPFER D. (1)

(1) School of Veterinary Medicine, University of Wisconsin, Madison, WI, USA 53706-1102

(2) Zinpro Corporation, 10400 Viking Dr., Ste. 240, Eden Prairie, MN 55374

RESUMÉ

Les effets à long terme de la dermatite digitée (DD) pré-vêlage sur la performance à la première lactation ont été évalués sur une cohorte de 719 génisses gestantes. Toutes les génisses ont été suivies de l’âge de 18 mois jusqu’au vêlage et classées en fonction du nombre de lésions de DD diagnostiquées au cours de cette période : type I, type II et type III (pas de DD, une DD et plusieurs DD, respectivement). La santé au cours des 60 premiers jours de lactation (JDL), les performances de reproduction, la santé du pied et la production laitière ont été comparées entre les trois groupes de génisses. Tous les modèles logistiques et linéaires ont été ajustés en fonction de l’âge, de la taille et du périmètre thoracique à 18 mois, tout comme le type de supplémentation en oligo-éléments dans la période précédant le vêlage. Dans l’ensemble, les vaches ayant souffert de DD pendant la période d’élevage présentaient une performance de production et de santé inférieure à celle des génisses saines. Un taux de réussite à la première insémination significativement inférieur (OR= 0,55 [IC 95% : 0,33 - 0,89]) et un allongement de l’intervalle vêlage insémination fécondante (moyenne= 24 j [IC 95 % : 5 - 43]) ont été observés chez les vaches de type III par rapport aux vaches de type I. Concernant la santé du pied, un risque significativement accru de DD au cours de la première lactation a été détecté chez les vaches de type II et III (OR= 5,16 [3,23 - 8,29] et 12,5 [7,52 - 21,1], respectivement), tout comme une apparition plus précoce de la DD après le vêlage (59 j [20 - 96] et 74 j [37 - 109]). Par rapport aux vaches de type I, une baisse significative de la production laitière en 305 j de 199 et 335 kg a été estimée chez les vaches de type II et III, respectivement. Cette différence est due à une moindre persistance de la lactation. Aucune différence de taux butyreux et protéiques ou de teneurs en cellules somatiques du lait n’a été observée entre les différents types de génisses. Etant donnés les effets à long terme de la DD sur la santé, la reproduction et la production, l’une des priorités au cours de la période d’élevage des génisses laitières devrait être la mise en place d’un programme efficace de prévention et de contrôle de la DD.

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