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Bovins à viande | Economie

Formation et répartition des gains de productivité en élevage bovin viande. Qui sont les gagnants et les perdants sur les 35 dernières années ?

VEYSSET P. (1), LHERM M. (1), NATIER P. (2), BOUSSEMART J.P. (2)

(1) UMR1213 Herbivores, INRA, VetAgro Sup, 63122 Saint-Genès-Champanelle, France

(2) Université de Lille, LEM/IESEG-School of Management, 59000 Lille, France

RESUME

La méthode des comptes de surplus permet d’évaluer l’évolution de la productivité de l’ensemble des facteurs d’une entreprise et la répartition des gains de productivité entre les différents agents économiques. Nous avons appliqué cette méthode sur une base de données de 168 exploitations bovin allaitant du bassin Charolais de 1980 à 2014. Sur la période de 35 ans, le surplus global de productivité (SPG) cumulé s’accroit faiblement à un rythme de +0,16 %/an. Ce faible accroissement du SPG est lié à la constante augmentation de la productivité du travail, alors que la productivité des autres facteurs régresse. Nous observons une baisse du revenu des exploitants, une très légère baisse du prix des consommations intermédiaires, des fermages et des frais financiers auxquels s’ajoutent une très forte augmentation des soutiens publics directs. L’ensemble de surplus économique cumulé a été captée à 61 % par l’aval de la filière bovine sous forme de baisse de prix. Il apparait que les bénéficiaires des gains de productivité en élevage bovin viande sont majoritairement les acteurs de l’aval de la filière, tandis que l’Etat est le principal financeur de cette baisse de prix des produits agricoles. La baisse du revenu des exploitants indique clairement qu’ils sont perdants dans cette répartition des gains de productivité.

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