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Alimentation | Bovins à viande | GES - gaz à effet de serre

Relations entre émissions de méthane entérique et efficacité alimentaire chez des génisses charolaises en croissance

RENAND G. (1), VINET A. (1), MAUPETIT D. (2)

(1) UMR 1313 GABI, 78352 Jouy en Josas, France

(2) UE 332 Domaine de la Sapinière, 18390 Osmoy, France

RESUME

Sur le domaine INRA de la Sapinière, 153 génisses charolaises de 22 mois ont été contrôlées individuellement pendant huit semaines dans une stabulation équipée de portillons Calan pour mesurer les consommations individuelles de fourrage et de systèmes GreenFeed pour mesurer les émissions individuelles de méthane entérique. Le contrôle de l’ingestion s’est fait avec un ensilage de graminées (mélange dactyle-fétuque) distribué à volonté. Les émissions de méthane entérique ont été mesurées lors de courtes visites (3,9 minutes en moyenne) aux systèmes GreenFeed. Les génisses étaient attirées avec un aliment condensé distribué à raison de 125,5 g en moyenne à chaque visite. Au cours des huit semaines de contrôle leur émission a ainsi été mesurée lors de 208,5 visites en moyenne. L’émission de méthane entérique quotidienne (MEQ) de chaque génisse a été estimée à l’aide d’un modèle linéaire incluant l’heure et le jour de la mesure simultanément à l’effet de la génisse. Avec un poids moyen (PM) de 521 kg et une consommation moyenne quotidienne (CMQ) de matière sèche de 7,8 kg, dont 7,3 kg d’ensilage et 0,5 kg d’aliment condensé, les génisses ont réalisé un gain moyen quotidien (GMQ) de 970 g/j. Trois critères d’efficience alimentaire ont été calculés : l’indice d’efficacité alimentaire (IEA=GMQ/CMQ), la croissance résiduelle (RGMQ) égale à la résiduelle de la régression de GMQ sur CMQ et la consommation résiduelle (CR) égale à la résiduelle de la régression multiple de CMQ sur PM et GMQ. La corrélation de +0,47 entre MEQ et GMQ indique que les génisses qui ont les vitesses de croissance les plus élevées émettent le plus de méthane entérique. Or les émissions de méthane entérique comme le gain de poids sont corrélées avec l’ingestion : +0,29 et +0,36 respectivement. Les émissions ont été rapportées à l’ingestion au moyen soit de l’indice d’émission (IEME=MEQ/CMQ), soit de l’émission résiduelle (RMEQ) égale à la résiduelle de la régression de MEQ sur CMQ. Des corrélations positives assez élevées ont été mises en évidence entre les indices IEA et IEME d’une part (+0,62) et entre les résiduelles RGMQ et RMEQ d’autre part (+0,41). La consommation résiduelle (CR) était quand à elle indépendante de MEQ (-0,07) et négativement corrélée avec RMEQ (-0,33). Il apparaît donc que les génisses les plus efficientes à utiliser leur ration de fourrage pour assurer leur croissance émettent plus de méthane entérique que les génisses de moindre efficience alors qu’une relation inverse est souvent évoquée entre ces deux caractères sans toutefois faire l’objet d’un consensus.

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