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Bovins à viande | Santé animale

Sensibilité et spécificité à l’échelle des troupeaux des stratégies de dépistage de la paratuberculose ovine basées sur l’analyse de mélanges de fèces ou de sérums

MATHEVON Y. (1), FOUCRAS G. (1,2), FALGUIERES R. (3), CORBIERE F. (1,2)

(1) INRA-ENVT, UMR 1225 IHAP, 31076 Toulouse, France

(2) ENVT, 23 chemin des Capelles, 31076 Toulouse, France

(3) CAPEL Ovilot, 237 avenue Pierre Semard, 46000 Cahors, France

RESUME

L’objectif de ce travail était d’évaluer la sensibilité et spécificité à l’échelle des troupeaux de différentes stratégies de dépistage de la paratuberculose ovine basées sur l’analyse de mélanges de fèces ou de sérums. Nous avons premièrement évalué en laboratoire les performances relatives de la sérologie ELISA et de la qPCR réalisées sur des mélanges de 5 ou 10 échantillons de sérums ou de fèces. Les résultats indiquent que la qPCR permet de détecter systématiquement les animaux fort excréteurs de Map et de manière satisfaisante (68% à 89%) les animaux faibles excréteurs. Après adaptation des seuils d’interprétation, l’utilisation de la sérologie ELISA sur des mélanges de 5 ou 10 échantillons de sérums était associée à une sensibilité diagnostique relative comprise entre 62% et 100% en fonction de la composition des mélanges. Ces résultats, ainsi que les distributions des valeurs individuelles S/P (sérologie ELISA) et de Ct (qPCR sur fèces) obtenues dans 17 élevages ovins allaitants du Lot, infectés (n=14, 1097 brebis), et non infectés (n=3, 387 brebis) ont servi de base à un travail de simulation visant à évaluer les performances épidémiologiques à l’échelle des troupeaux de stratégies de dépistage basées sur des analyses de mélanges. Les résultats obtenus conduisent à ne pas recommander l’utilisation de la sérologie ELISA appliquée à des mélanges en raison d’un défaut majeur de spécificité, lié à une spécificité non parfaite à l’échelle individuelle. L’utilisation de la qPCR sur des mélanges de fèces semble plus prometteuse pour identifier de manière spécifique les troupeaux infectés, mais nécessiterait un nombre élevé d’animaux prélevés (plus de 100) pour permettre la détection dans plus de 90% des cas, des élevages à prévalence d’infection inférieure à 5% ou pour établir un statut « indemne de paratuberculose ».

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