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Alimentation

Alimentation | Bovins laitiers | Conduite d’élevage

Effets du bilan alimentaire en cations et en anions sur les performances zootechniques des vaches laitières selon les teneurs en énergie rapidement dégradable et en protéines des rations.

E. APPER-BOSSARD (1), J. L. PEYRAUD (1), F. MESCHY (2), P. FAVERDIN (1)

(1) INRA Unité Mixte de Recherche sur la Production du Lait, 35590 Saint-Gilles

(2) UMR INRA / INA-PG Physiologie de la Nutrition et Alimentation, 16 rue Claude Bernard, 75231 Paris cedex 05

RESUME

En élevage bovin laitier, les pratiques actuelles conduisent souvent à l’apparition d’états de sub-acidose, responsables de pertes économiques. Pour sécuriser les rations, l’utilisation de Bilan Alimentaire en Cations et en Anions (BACA) élevés représente une piste intéressante, puisque l’absorption des cations se fait contre des ions H+ à l’inverse de celle des anions qui se fait contre les bicarbonates. Deux essais ont été conduits pour tester cette hypothèse et définir plus précisément les seuils à recommander en faisant l’hypothèse que les réponses pouvaient être modulées selon la teneur en énergie rapidement dégradable du rumen (risque d’acidose ruminale) et les teneurs en PDIE des rations, les protéines pouvant avoir un rôle tampon. Les lois de réponse de l’ingestion, de la production du lait et des paramètres de l’équilibre acido-basique du sang à des niveaux croissants de BACA, ont été décrites d’une part dans l’essai 1 pour des rations comportant 4 % de blé vs 22 % de blé et orge et comportant 90 g PDIE / UFL (48 vaches) et d’autre part dans l’essai 2 pour des rations comportant 90 g PDIE / UFL vs 115 g PDIE / UFL (24 vaches) et contenant 22 % de céréales. Les essais ont été conduits en split-plot, les vaches étant réparties en 2 groupes selon le niveau d’énergie dégradable ou de protéines de la ration. Dans l’essai 1, elles ont reçu 3 niveaux de BACA (0, 150 et 300 mEq / kg MS) selon un dispositif en carré latin 3x3 et dans l’essai 2 elles ont reçu 2 niveaux de BACA (0 et 300 mEq / kg MS) selon un dispositif en inversion. Les périodes ont été de 4 semaines. Dans l’essai 1, 1a MS ingérée et le taux butyreux du lait ont augmenté linéairement avec le BACA mais seulement pour la ration la plus riche en énergie rapidement dégradable. Dans l’essai 2, la MS ingérée a augmenté avec le BACA pour la ration la moins riche en PDIE mais a diminué avec la ration à 16 % de MAT. Le volume de lait produit n’a pas été affecté. Le pH, les bicarbonates et les réserves alcalines du sang ont augmenté avec les BACA pour tous les rations et avec la teneur en protéines du ration (essai 2). Ces résultats montrent que l’accroissement du BACA permet de lever un frein à l’ingestion et de sécuriser les rations riches en énergie rapidement dégradable surtout lorsque l’apport en PDIE est maintenu au plus juste, et cela probablement en maintenant l’homéostasie du pH sanguin. Les rations présentant un excès de PDIE ne semblent en revanche pas nécessiter d’apport élevé de BACA.

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