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Qualité des aliments des ruminants

Alimentation | Digestion - Métabolisme | Ruminants (général)

Métabolisme ruminal et digestibilité des acides gras des fourrages.

M. DOREAU (1), M.R.F. LEE (2), K. UEDA (1et 3), N.D. SCOLLAN (2)

(1) INRA Unité de Recherches sur les Herbivores, Theix 63122 Saint-Genès Champanelle, France

(2) IGER Nutrition and Microbiology Team, Plas Gogerddan, Aberystwyth, SY23 3EB, Royaume-Uni

(3) Adresse actuelle : Graduate School of Agriculture, Hokkaido University, 060-8589 Sapporo, Japon

RESUME

Les fourrages, bien que contenant peu d’acides gras (AG), sont riches en acide linolénique et sont donc susceptibles de fournir des AG polyinsaturés aux animaux ; mais leur devenir dans le rumen et leur digestibilité sont mal connus. Une série de 4 essais a comparé trois formes de conservation (vert, ensilé, fané ou enrubanné) de 4 fourrages (2 dactyles, trèfle violet, ray-grass anglais) sur des moutons pourvus de canules. Le séchage du fourrage a provoqué une diminution importante de la teneur en AG et de la proportion d’acide linolénique, mais le pourcentage d’hydrogénation a également été réduit, ce qui a limité les variations d’AG absorbables. On observe au niveau duodénal une grande variété d’isomères monoinsaturés trans à 18 carbones, dont l’acide transvaccénique est le plus important, mais des teneurs très faibles en acides linoléiques conjugués (CLA) suggérant que le CLA du lait et de la viande provient très majoritairement de la désaturation de l’acide transvaccénique. La digestibilité des AG a été un peu plus élevée pour le fourrage vert et l’ensilage que pour le foin et l’enrubannage. Un essai in vivo mené sur bouvillons porteurs de canules a comparé le métabolisme ruminal des AG pour du ray-grass anglais, du trèfle blanc ou violet, et des mélanges entre le ray-grass et chacun de ces trèfles. L’hydrogénation de l’acide linolénique a été plus faible pour le trèfle violet et le mélange trèfle violet - ray-grass. Il a été suggéré que la réduction spécifique de l’hydrogénation avec le trèfle violet venait de sa richesse en polyphénol oxydase (PPO). Cette hypothèse a été testée in vitro, avec un cultivar normal riche en PPO, un cultivar pauvre, et le même dans lequel la PPO a été inactivée. La lipolyse induite par la plante a été d’autant plus faible que la teneur en PPO était élevée. Ces différents essais ont permis d’améliorer les connaissances sur la digestion des AG des fourrages. Les particularités du trèfle violet restent toutefois à préciser.

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