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  • Etude des tiques et maladies transmises en milieu insulaire méditerranéen ; l’exemple du cheptel bovin corse

    GRECH-ANGELINI S. (1) (2), STACHURSKI F. (3), MOUTAILLER S. (4), BOISSIER J. (5), VAYSSIER-TAUSSAT M. (4), LANCELOT R. (3), ALLIENNE J-F (5), DEVILLIERS E. (4), MAESTRINI O. (1), MARCO S. (6), UILENBERG G. (7)

    (1) INRA (UR045), Corte (Sebastien.Grech-Angelini@inra.fr)

    (2) CHR (Corsican Health Research), Corte

    (3) CIRAD, UMR CMAEE, Montpellier

    (4) UMR BIPAR, Laboratoire de Santé Animale, ANSES, Maisons-Alfort

    (5) Université de Perpignan Via Domitia, IHPE UMR 5244, CNRS, IFREMER

    (6) Université de Corse, Corte

    (7) « A Surgente », Cargèse

    RESUME

    Les tiques et les agents pathogènes qu’elles transmettent n’avaient fait l’objet d’aucune étude exhaustive en Corse. Le cheptel bovin insulaire, élevé dans un état de “semi-liberté”, est apparu comme un modèle approprié pour faire un premier état des lieux. Durant une année, 1 938 tiques ont été collectées dans les trois abattoirs bovins de l’île. Huit espèces de tiques ont été identifiées : Rhipicephalus (Rh.) bursa (56% des tiques prélevées), Hyalomma (Hy.) marginatum (21%), Hy. scupense (9%), Ixodes (I.) ricinus (6%), Haemaphysalis (Ha.) punctata (5%), Rh. sanguineus sensu lato (2%), Rh. (Boophilus) annulatus (0,7%) et Dermacentor (D.) marginatus (0,3%). Le taux d’infestation des bovins est resté élevé toute l’année, et plusieurs espèces de tiques ont montré des variations saisonnières de leur activité. Des collectes sur d’autres espèces de ruminants ont permis d’identifier une espèce supplémentaire, Ha. sulcata, et quelques préférences d’hôtes. Une puce à PCR à temps réel à haut débit a permis la recherche de 39 agents pathogènes (27 bactéries et 12 espèces de parasites) dans des pools composés de une à cinq tiques. Plus de 55% des pools étaient porteurs d’au moins un micro-organisme potentiellement pathogène. Les bactéries du genre Rickettsia (34%) ont été les plus souvent identifiées, suivies par celles du genre Anaplasma (22%) et Borrelia (8%) et par les parasites du genre Babesia (3%). Le virus de la fièvre hémorragique de Crimée Congo (CCHF) et le parasite Theileria annulata ont été recherchés individuellement dans leur tique vectrice respective avec un résultat négatif dans les deux cas.

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    CHASTAGNER A., DUGAT T., VOURC’H G., VERHEYDEN H., LEGRAND L., BACHY V., CHABANNE L., JONCOUR G., MAILLARD R., HADDAD N., BOULOUIS H.-J., PLANTARD O., LEBLOND A., AND BAILLY X.

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    NAVES M., HUE T., CAMOIN M.

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