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Alimentation - Révision des systèmes

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Actualisation des besoins et réponses en énergie et protéines pour la croissance des agneaux de boucherie

BERTHELOT V. (1), SAUVANT D. (1)

(1) UMR Modélisation Systémique Appliquée aux Ruminants, INRA, AgroParisTech, Université Paris-Saclay, 75005, Paris, France

RESUME

Dans le cadre de la révision des systèmes d’unités d’alimentation des ruminants (Systali), les besoins et lois de réponses énergétiques et protéiques sont revisités pour les agneaux de boucherie en post-sevrage. Cette actualisation est effectuée à partir d’une méta-analyse conduite sur 46 expériences et 164 traitements, avec 2429 agneaux de 16 à 61 kg de poids vif (PV) et ayant des croissances (GMQ ou gain moyen quotidien) compris entre 13 et 475 g/j. Dans cette base de données, les agneaux ont en moyenne un PV de 30,2 kg, un GMQ moyen de 256 g/j et sont nourris avec des régimes riches en concentrés (71%). La valeur énergétique (UFV) des rations est peu modifiée dans le nouveau système. En revanche, la valeur PDI des rations est en général inférieure à celle issue de 2007 à partir d’une valeur PDI 2007 de 74 g/kg MS. Le besoin d’entretien énergétique est estimé à 0,018 UFV/kg PV. Le besoin protéique non productif est estimé, dans la base, à 1,6 ± 0,3g PDI/kg PV. Les besoins pour 1 kg de gain sont estimés respectivement à 2 UFV et 267 g PDI. Autour de la couverture des besoins, pour un GMQ/PV moyen de 8,5 g/j/kg PV, la réponse du GMQ/PV aux variations d’UFV ingérées/PV et de PDI ingérées/PV est linéaire sur notre base de données. La réponse marginale est de 224 g de GMQ /UFV et de 70 g de GMQ /100g PDI. Dans cette base de données, l’efficacité des PDI varie en fonction du stade de développement de l’agneau, ou de son gain de poids mais aussi de la concentration en PDI du régime. L’efficacité des PDI correspondant à une ration ayant 100 g PDI/kg MS est estimée à 50,7 %, valeur inférieure au 55 % utilisé précédemment pour les agneaux et très inférieure au 67 % des animaux laitiers. Cette plus faible efficacité pourrait être due au fait que le gain de protéines corporelles est associé à un turn-over protéique qui n’existe pas pour les protéines du lait.

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