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2415. Résilience animale

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Exploration de l’ingestion d’aliment et d’eau chez des chèvres sélectionnées sur la longévité

« COBO E. (1), WEISBECKER J.L. (1), FASSIER T. (2), BIARD K. (1), RUPP R. (1) (1) GenPhySE, Université de Toulouse, INRAE, Castanet Tolosane, France (2) Domaine de Bourges, INRAE, Osmoy, France

RESUME
Longtemps définis pour accroître la productivité et la qualité des produits dans des systèmes de production maîtrisés et optimisés, les objectifs de sélection évoluent, depuis quelques années, en intégrant des caractères de robustesse et de résilience. Toutefois, les compromis (ou synergies) entre résilience et efficience à l’échelle de l’animal restent très peu documentés. L’objectif de notre étude était de décrire les interactions entre l’ingestion des ressources alimentaires ou d’eau, et la longévité. Ainsi, 41 chèvres de race Alpine, sélectionnées sur la longévité fonctionnelle (lignées LGV+ et LGV-), ont été conduites en deux lots équipés de Distributeurs Automatiques de Concentré (DAC), de Fourrage (DAF) et d’Eau (DH2O). Leur ingestion et leur comportement alimentaire ont été mesurés sur deux périodes au cours de la lactation. Pour chaque aliment, cinq variables journalières ont été calculées : le nombre moyen de visites par jour, la consommation moyenne à la visite, la consommation totale journalière, la durée totale des visites par jour et la vitesse d’ingestion moyenne journalière. Au cours de cette étude, nous n’avons pas mis en évidence de compromis (ou synergies) majeure entre la sélection pour une meilleure longévité et l’ingestion d’aliments ou le comportement alimentaire. L’effet de la lignée était non significatif sur la majorité des variables, à l’exception d’un lien ténu avec le nombre moyen de visites par jour et la consommation moyenne à la visite au DAC. Les consommations journalières de fourrage et d’eau sont significativement corrélées (r = 0,47 ; P = 0,0018). Cette consommation journalière d’eau est également étroitement liée au THI (r = 0,77 ; P < 0,0001), notamment en milieu de lactation au mois de mai lorsque l’augmentation des températures a été maximale et que la production laitière était de 3,20 L par jour. Ces données d’ingestion jusqu’ici peu voire pas accessibles, dans le respect du bien-être animal, sont des données clés pour différentes études en termes d’efficacité alimentaire, de comportement social et de résilience."

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