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Gestion du risque sanitaire

Bovins laitiers | Santé animale

Prévention de l’excrétion de Coxiella burnetii à l’aide d’un vaccin dit phase I (Coxevac®) en troupeaux bovins laitiers infectés

GUATTEO R. (1), JOLY A. (2), RODOLAKIS A. (3), COCHONNEAU D. (3), SARRADIN P. (4), SEEGERS H. (1), REMMY D. (4), BEAUDEAU F. (1)

(1) UMR ENVN-INRA 1300 BIOagression EPidémiologie et Analyse de Risque en santé animale, 44307 Nantes Cedex 3

(2) Union bretonne des groupements de défense sanitaire, BP 110, 6 avenue Edgar Degas, 56000 Vannes, France

(3) INRA UR1282 Infectiologie animale et santé publique, 37380 Nouzilly

(4) INRA UE1277 PFIE Nouzilly

(5) CEVA Santé animale, ZI de la Ballastière, 33501 Libourne Cedex

RESUME

Cette étude visait à évaluer l’efficacité d’un vaccin constitué de bactéries en phase I pour réduire le risque d’excrétion de Coxiella chez des animaux initialement non infectés en comparaison avec un placebo. Dans ce but, trois cent trente six vaches laitières issues de six troupeaux infectés par C. burnetii ont été soumises à un suivi longitudinal sur une période d’un an. L’attribution des traitements a été effectuée de façon randomisée en tenant compte du statut infectieux et du stade de gestation (supposé gestant / supposé non gestant). Après traitement (J0), les animaux ont été soumis à des prélèvements systématiques (lait, mucus vaginal, fèces) à J90, J180, J270 et J360 afin de détecter une éventuelle excrétion de Coxiella (par PCR en temps réel). Les mêmes prélèvements étaient effectués dans les quinze jours suivant le vêlage. L’effet préventif du vaccin a été quantifié par analyse de survie (modèle de Cox) dans la sous-population des vaches initialement non infectées, en comparant l’incidence au cours du temps des vaches nouvellement détectées excrétrices entre les groupes vacciné et placebo. Le risque pour une vache vaccinée non gestante de devenir excrétrice est cinq fois moins élevé (P < 0,05) que pour une vache non vaccinée. Toutefois, un animal sensible vacciné gestant avait une probabilité de devenir excréteur équivalente à un animal sensible ayant reçu le placebo. Si l’idéal est ainsi de réaliser la vaccination en milieu non infecté ou chez des animaux connus pour être non infectés pour en attendre une efficacité maximale, une alternative pragmatique consiste, en milieu infecté, à vacciner au moins le pré-troupeau en considérant, comme constaté dans cette étude, que les génisses sont le plus souvent naïves vis-à-vis de l’infection par C. burnetii. L’utilisation du skin-test sur les autres animaux du troupeau pourrait permettre à moindre coût de déterminer les animaux à vacciner au sein du troupeau des vaches.

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