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Elevage et changements climatiques

Bovins laitiers | Elevage et changements climatiques | GES - gaz à effet de serre

L’empreinte carbone des systèmes laitiers français et néo-zélandais, analyse comparée et leviers d’action.

DOLLE JB., (1), GUIGUE A., (2), LEDGARD S., (3)

(1) Institut de l’Elevage – Service Environnement et Bâtiment, 56 Avenue Roger Salengro BP 80039 62051 Saint-Laurent-Blangy cedex

(2) Montpellier SupAgro – 2 Place Pierre Viala, 34060 Montpellier

(3) AGRESEARCH - Ruakura Research Centre, 10 Bisley Road, Private Bag 3115, NZ - Hamilton 3240

RESUME

Face aux problématiques environnementales croissantes, les systèmes d’élevage laitier français (F) et néo-zélandais (NZ) doivent entre autre relever le défi du changement climatique. Basée sur l’évaluation comparée de quatre systèmes représentatifs de chaque pays, un projet collaboratif, associant l’Institut de l’Elevage et Agresearch, a consisté à réaliser l’évaluation des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) élargie à d’autres critères environnementaux (bilan azoté,…) de la production laitière F/NZ, puis la hiérarchisation de leviers d’action adaptés. Mobilisant les outils CAP’2ER et OVERSEER développés par l’Institut de l‘Elevage et AgResearch, l’évaluation des performances environnementales concerne l’empreinte carbone sur le cycle de vie du lait jusqu’au portail de la ferme et la pression azotée exercée sur les surfaces valorisées par les vaches laitières. L’empreinte carbone du lait produit en NZ est en moyenne de 0,8 kg CO2/kg de lait contre 1,0 kg CO2/kg de lait pour les systèmes français. La productivité par vache supérieure des systèmes français ne compense pas les émissions gazeuses liées à la gestion des déjections en bâtiment d’élevage, au stockage et à l’épandage (méthane et protoxyde d’azote), aux consommations d’énergie directe pour la récolte et la distribution des fourrages (gaz carbonique),… Les systèmes laitiers néo-zélandais, caractérisés par un chargement élevé (2,8 vaches/ha) et des apports d’azote minéral voisins de 110 kg N/ha, exercent une forte pression azotée avec un excédent du bilan azoté compris entre 132 et 156 kg N/ha. Les systèmes français au chargement inférieur (1,4 vache/ha) et aux apports d’azote compris entre 50 et 70 kg se traduisent par une pression azotée moindre, comprise entre 20 et 114 kg N/ha. Les leviers de réduction des émissions de GES communs aux deux pays, qui concernent l’accroissement de la productivité par vache, l’ajustement de la fertilisation azotée et l’utilisation de légumineuses, le recours aux concentrés à faible impact carbone, permettent une réduction de l’empreinte carbone du lait comprise entre 1 et 13 % et une réduction des excédents azotés. Les leviers plus spécifiques aux systèmes français (âge au premier vêlage, consommation d’énergie, méthanisation,…) et néo-zélandais (réduction du pâturage en conditions humides,…) permettent une réduction complémentaire de l’empreinte carbone comprise entre 1 et 9 %.

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