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2412. One Health, One Welfare

Bovins laitiers | qualité du lait

Cryptosporidium spp. : quels facteurs de risques de contamination du lait cru dans un contexte supposé de circulation du parasite dans les élevages bovins laitiers ?

« FAZILLEAU J. (1), CAZEAUX C. (2), COSTA D. (3,4), RAZAKANDRAINIBE R. (3), FAVENNEC L. (3,4), VILLIER V. (3), QUENTIN X. (5), CAMUSET P. (5), DUVAUCHELLE-WACHE A. (1), LA CARBONA S. (2), LAITHIER C. (1) (1) Institut de l’Elevage (IDELE), 149 rue de Bercy, 75595 PARIS CEDEX 12 (2) ACTALIA, 310 Rue Popielujko, 50000 SAINT LO (3) Laboratoire de Parasitologie, UR 7510 ESCAPE, Université de Rouen Normandie, 22 Boulevard Gambetta, 76000 ROUEN (4) Laboratoire de Parasitologie-Mycologie, CNR Cryptosporidioses, microsporidies et autres protozooses digestives, Centre Hospitalier Universitaire de Rouen, 76000 ROUEN (5) Société Nationale des Groupements Techniques Vétérinaires (SNGTV), 5 rue Moufle, 75011 PARIS

RESUME
Le parasite Cryptosporidium spp. est un agent pathogène zoonotique responsable de la cryptosporidiose chez les veaux mais également les Hommes. Plusieurs épidémies humaines mettant en cause des produits au lait cru ont été recensées en Europe et en Amérique du Nord depuis 1992. Les prévalences élevées de Cryptosporidium spp. pouvant être observées en élevages bovins laitiers soulèvent la question de l’exposition de l’Homme à ce parasite par le lait cru. Un des objectifs du projet CASDAR CryptoLait (2021-2025) consiste à identifier les pratiques à risque vis-à-vis de la contamination du lait cru dans des exploitations françaises où des cas de cryptosporidiose sont détectés chez les veaux. 58 exploitations ont fait l’objet d’enquêtes sur les pratiques d’élevage et de traite et pour 9 des exploitations suivies, l’ADN de Cryptosporidium spp. a été détecté dans le lait de tank (élevages dits « positifs » vs. élevages « négatifs » pour lesquels l’ADN n’est pas détecté dans le lait). En majorité, les élevages positifs sont livreurs de lait qui sera traité thermiquement avant transformation. Les niveaux d’hygiène globale des élevages positifs et de la traite sont souvent moins élevés que dans les élevages négatifs ce qui favorise la contamination du lait. En comparaison des élevages négatifs, les élevages positifs sont plus nombreux en proportion à loger les veaux de façon collective, qui sont plus souvent abreuvés dans des seaux sans tétines. Ces différences de pratiques favorisent la circulation du parasite dans les élevages mais n’expliquent pas de façon directe la contamination du lait. L’eau utilisée pour le lavage de la salle de traite provient majoritairement de puits ou forages dans les élevages positifs. Ainsi, l’eau semble être une autre source de contamination du lait à investiguer. »

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