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Utilisation de la lumière et de la mélatonine pour la maîtrise de la reproduction des ovins et des caprins

MALPAUX B., MAURICE-MANDON F., DAVEAU A., CHEMINEAU P.

INRA, Unité de Neuroendocrinologie Sexuelle, Station de Physiologie de la Reproduction des Mammifères Domestiques, 37380 Nouzilly.

RESUME

Les races ovines et caprines originaires des latitudes tempérées présentent des variations saisonnières de leur activité sexuelle qui sont contrôlées par les fluctuations annuelles de la durée du jour. Les jours courts stimulent l’activité de reproduction alors que les jours longs ont une influence opposée. Des états réfractaires à la photopériode se développent et ces effets stimulants et inhibiteurs ne sont que temporaires. Une alternance entre jours longs et jours courts est donc nécessaire pour maintenir un état de sensibilité à la photopériode. Les jours longs peuvent être remplacés par un éclairement nocturne 15 à 16 heures après l’aube et les jours courts par la pose d’un implant de mélatonine. Le traitement de brebis ou de chèvres avec un implant de mélatonine au printemps permet d’avancer la saison sexuelle. Ce traitement est particulière-ment efficace chez les races les moins saisonnées. Une activité sexuelle à contre-saison peut être obtenue en exposant les animaux à des jours longs pendant l’hiver et en les traitant ensuite avec un implant de mélatonine. Ce traitement permet d’induire au printemps des ovulations et un comportement d’œstrus chez la chèvre laitière. La fécondité est alors comparable à celle observée pendant la saison sexuelle. Chez le bélier, ce traitement « jours longs »-mélatonine entraîne une avance de la puberté ainsi qu’une augmentation de la production spermatique en contre-saison chez l’adulte. L’induction d’une activité sexuelle permanente peut être obtenue chez le bélier et le bouc par l’exposition à une alternance rapide entre 1 mois de jours longs et 1 mois de jours courts (ou 2 mois de chaque photopériode chez le bouc). Ces mâles produisent alors un nombre élevé de doses de semence pour I’insémination artificielle pendant toute I’année sans variation de qualité, ni de fertilité. Une amélioration des traitements actuellement disponibles avec en particulier une diminution de leurs effets secondaires peut être envisagée grâce aux progrès récents dans la connaissance des mécanismes neuroendocriniens et du déterminisme génétique du saisonnement.

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