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Cognition sociale et bien-être chez les bovins : étude des capacités de discrimination visuelle de l’espèce

COULON M. (1), DEPUTTE B.L. (1,2), HEYMAN Y. (3), DELATOUCHE L. (4), RICHARD C. (4), BAUDOIN C. (1)

(1) Université Paris 13, CNRS UMR 7153, Laboratoire d’Ethologie Expérimentale et Comparée, 99 avenue J.-B. Clément, F-93430 Villetaneuse, France

(2) ENVA, Dept Ethologie, F-94704 Maisons-Alfort, France

(3) INRA, Biologie du Développement et Reproduction, UMR INRA ENVA 1198, F-78352 Jouy en Josas, France

(4) UCEA-INRA, Bressonvilliers, F-91630 Leudeville, France

RESUME

Une meilleure connaissance des capacités cognitives sociales des animaux peut permettre une meilleure compréhension de leur état de bien-être. Chez les bovins, les techniques modernes d’élevage sont caractérisées par des changements successifs imposant à l’animal des adaptations répétées à l’environnement social. Dans ce contexte, une capacité cognitive clé est de discriminer des informations sociales, et en particulier de différencier des stimuli visuels à caractère social. Dans ce cadre, les bovins domestiques constituent un bon modèle car il existe de nombreuses races caractérisées par des phénotypes morphologiques variés. Le but de cette étude est d’étudier si des génisses (Bos taurus) sont capables de discriminer visuellement leur espèce malgré cette grande variabilité intra espèce. Pour cela nous avons étudié chez dix génisses Prim’Holstein, âgées de six mois, la discrimination visuelle simultanée entre des images de vaches et des images d’autres animaux domestiques. Le protocole était basé sur un conditionnement instrumental à renforcement positif de nature alimentaire. Dix stimuli visuels représentaient des photographies de têtes de vaches de différentes races et dix autres de têtes d’animaux d’autres espèces domestiques. Dans l’expérience 1, la récompense alimentaire était associée aux images de vaches à discriminer des images d’autres animaux domestiques. Dans l’expérience 2, les images des autres animaux domestiques étaient récompensées. Les résultats de cette étude ont montré que neuf génisses sur les dix testées ont atteint le critère de réussite en deux à treize sessions, quel que soit le stimulus récompensé. En conclusion, malgré la grande variété morphologique (formes, taches, contrastes) de leur espèce, les génisses sont capables de discriminer visuellement cette dernière d’autres espèces domestiques, à partir d’images en deux dimensions.

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