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2419. Systèmes d’élevage

Bovins laitiers | économie | Systèmes d’élevage

L’élevage des jeunes sous les mères ou avec des nourrices chez les ruminants laitiers : Comment est-il réalisé et avec quelle évaluation technico-économique ?

« CREMILLEUX M. (1), RAOULT C.M.C. (1), CONSTANCIS C. (2) (1) ISARA, Unité de recherche Agroécologie et Environnement, 23 Rue Jean Baldassini, 69007 Lyon, France (2) FIBL France, Pôle Bio – Ecosite du Val de Drôme, 150 Avenue du Judée, 26400 Eurre, France

RESUME
– La séparation précoce des jeunes ruminants laitiers de leur mère interpelle de plus en plus les citoyens et certains éleveurs en raison du bien-être de l’animal. Ainsi l’allaitement par les mères ou par des nourrices des jeunes ruminants se développe. Le projet PANAS’lait vise à décrire les pratiques d’allaitement naturel et à évaluer techniquement et économiquement ces systèmes dans les élevages laitiers bovins, caprins et ovins de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Une étude préliminaire a permis d’identifier 8 grands types de conduites d’élevage des jeunes à partir de 42 entretiens: 3 élevages en bovins (sous nourrice au pâturage ; sous nourrice en bâtiment avec plusieurs courtes tétées) ; 3 en caprins (chevreaux sous les mères et engraissés avec un sevrage avant 3 mois ; pas d’engraissement des chevreaux avec un sevrage avant 3 mois ; engraissement des jeunes sous les mères, pas de sevrage) , 2 en ovins (engraissement des agneaux sous les mères en bâtiment, sevrage avant 3 mois ; engraissement des agneaux sous les mères au pâturage, sevrage après 3 mois). Suite à cette identification, un audit technico-économique par grand type, ainsi qu’un audit de conduite « classique » (séparation des jeunes et des mères à la naissance) par espèce a été réalisé. Le choix d’élever des jeunes sous les mères est motivé par des considérations éthiques et de bien-être animal, et s’inscrit souvent dans une démarche de transition agroécologique et/ou labellisation biologique. Ces pratiques permettent selon les éleveurs, une réduction du temps de travail pour les éleveurs, limitent les diarrhées et favorisent une meilleure croissance des jeunes, notamment si l’engraissement se fait à la ferme. En outre, cette conduite favorise l’autonomie alimentaire des exploitations, réduisant ainsi leur dépendance aux intrants tels que les aliments de démarrage et la poudre de lait. Même si les résultats économiques ne sont pas toujours très élevés, les éleveurs sont satisfaits par leur pratique. »

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