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  • Evolution de l’épizootie d’ESB en France.

    C. DUCROT (1), D. CALAVAS (2), D. ABRIAL (1), E. MORIGNAT (2), C. LABONNARDIERE (3), N. JARRIGE (2)

    (1) INRA, Unité d’Epidémiologie Animale, Theix, 63122 Saint Genès Champanelle

    (2) AFSSA Lyon, Unité Epidémiologie, 31 avenue Tony Garnier, 69364 Lyon cedex 07

    (3) INRA, Unité de Virologie et Immunologie Moléculaires, Domaine de Vilvert, 78352 Jouy-en-Josas cedex

    RESUME

    Les données de surveillance de l’ESB en France sont fragmentaires jusqu’en 2000, la surveillance clinique utilisée seule jusqu’alors ne détectant qu’une faible proportion des cas. Aussi, l’estimation de l’ampleur de l’épizootie d’ESB à cette période repose-t-elle pour l’essentiel sur des modèles mathématiques bâtis sur les données disponibles et un certain nombre d’hypothèses. Ils estiment entre quelques milliers et quelques centaines de milliers le nombre total d’animaux infectés, un niveau d’infection le plus élevé vers la fin des années 1980, conduisant à une vague de cas cliniques non détectée au milieu des années 1990, puis une seconde vague d’infections au cours de la période 1992 - 1996, de moindre ampleur que la première en terme de nombre de cas. La surveillance de l’ESB repose depuis 2000 sur la clinique et les tests rapides pratiqués à l’abattoir et à l’équarrissage. Ces données permettent de connaître la tendance actuelle de l’épizootie dans les différentes cohortes de naissance, à partir de modèles logistiques ajustés sur le type de production, le test utilisé et l’âge des animaux. Deux études, l’une sur les animaux morts dans le Grand Ouest (Basse Normandie, Bretagne, Pays de la Loire) de 2000 à 2002, l’autre sur les animaux abattus en 2001 et 2002 sur la France entière, montrent un pic de l’épizootie pour la cohorte de naissance 94-95 suivi d’une forte baisse du risque (division du risque par deux pour la cohorte 95-96, puis division par cinq pour la cohorte 96-97). En se basant sur un âge moyen de un an lors de la contamination, le début de la chute du risque ESB correspondrait de fait à la mise en place des mesures de retrait des cadavres et abats à risque de la fabrication des farines de viande et d’os en juin 1996. La répartition spatiale des cas d’ESB a été analysée en prenant en compte la démographie bovine et le type de production. Les cartes de risque ont été établies à partir du risque relatif standardisé estimé avec une méthode de Monte Carlo par chaînes de Markov. Les résultats montrent que le risque ESB n’est pas géographiquement aléatoire, à la fois pour les cas d’ESB NAIF (Nés Après l’Interdiction des Farines de viande et d’os pour les bovins, c’est à dire entre janvier 1991 (6 mois après la mesure, date classiquement retenue par sécurité) et juin 1996) et super NAIF (nés après les mesures de sécurisation de 1996, c’est à dire entre juillet 1996 et décembre 2000). Les zones géographiques à risque pour ces deux catégories sont approximativement les mêmes ; néanmoins, la zone à plus fort risque est la Bretagne pour les cas NAIF, alors que ce sont les Pays de la Loire pour les cas super NAIF, ce qui tend à montrer que le risque ESB a été maîtrisé plus précocement en Bretagne que dans d’autres régions. La suite de l’analyse consiste à mettre en relation la distribution spatiale des zones à risque ESB avec la distribution spatiale des sources potentielles de contamination. Les contaminations croisées entre aliments pour animaux monogastriques et aliments pour bovins et la contamination possible de dérivés d’abattoir autorisés à l’époque en alimentation animale (graisses et poudre d’os) sont suspectées.

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