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Alimentation | Bovins laitiers

Bilan azoté chez la vache laitière : exploration des potentielles sources de perte

EDOUARD N. (1,2), FAVERDIN P. (1,2)

(1) INRA, UMR1348 PEGASE, F-35590 Saint Gilles, France

(2) Agrocampus Ouest, UMR1348 PEGASE, F-35000 Rennes, France

INTRODUCTION

Dans la littérature, les bilans azotés chez la vache laitière
sont souvent positifs (ingéré > excrété) conduisant à des surestimations
de l’azote (N) assimilé par la vache adulte. Dans
une méta-analyse (Spanghero et al., 1997), le bilan moyen se
situait à 39 g/j (-57 à 205 g/j), soit 8% de l’N ingéré et 1/3 de
l’azote exporté vers le lait. Cette quantité semble d’autant
plus importante que la teneur en azote de la ration est
élevée. Il semble essentiel de comprendre les causes de ces
bilans non équilibrés pour mieux maîtriser les flux à l’échelle
du système. Si les pertes par volatilisation de l’azote urinaire
sous forme d’ammoniac sont minimisées par l’ajout d’acide
durant la collecte, les pertes d’azote fécal ont été peu
considérées. Pourtant, l’urée, formée dans le foie et sécrétée
dans le sang, diffuse vers tous les fluides corporels (van
Duinkerken et al., 2011) et est en partie excrétée par les
fèces. Or, les processus de collecte et de conservation des
fèces peuvent avoir des conséquences sur cette volatilisation
et la teneur en N fécal résultante (-15% d’N après séchage
ou congélation par rapport à des fèces frais selon Spanghero
et al. (1997)). Deux pistes sont explorées ici. L’azote fécal se
volatilise-t-il durant la phase de collecte sur 24h avant
échantillonnage ? Le séchage ou la lyophilisation des
échantillons de fèces aboutissent-ils à une perte d’azote ?

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