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2401. Alimentation

Alimentation | Bovins laitiers | digestion | métabolisme

Estimation simplifiée des interactions digestives au sein des rations des vaches laitières à partir du système d’alimentation INRA 2018

« HUANG Y. (1), NOZIERE P. (2), SOUVIGNET P. (2), DELABY L. (1) (1) INRAE, Institut Agro, UMR Pegase, 35590 Saint-Gilles, France (2) Université Clermont Auvergne, INRAE, VetAgro Sup, UMR Herbivores, 63122 Saint-Genès-Champanelle, France

RESUME
Chez les vaches laitières, l’évaluation des interactions digestives (ID) associées à la composition de la ration, au niveau d’ingestion, et qui modifient les apports énergétiques, est plus mécaniste mais devient très complexe depuis 2018. Afin de disposer d’une approche simplifiée et plus directe du calcul des ID (et donc des apports énergétiques) et de la matière organique digestible ingérée (MODi) lorsque la ration est connue, nous avons simulé les apports énergétiques d’une large gamme de rations très diversifiées, conformément aux principes de rationnement proposés par l’INRA en 2018. Cette approche a permis d’établir des équations de prédiction des ID, des apports énergétiques (UFL) de la ration, et de la MODi, directement à partir des valeurs « Tables » des aliments, de la proportion de concentré (PCO, g MS/g MS) et du niveau d’ingestion (NI, kg MS / 100 kg PV). Pour obtenir les apports énergétiques de la ration, il suffit alors de soustraire de la somme pondérée des apports UFL « Tables » de chacun des aliments, un terme correctif (E, UFL/j) = – 0,765 + 1,437 × PCO – 0,126 × NI + 0,214 × NI2. De façon similaire, pour obtenir la MODi, il faut soustraire de la somme pondérée des MOD « Tables » de chaque aliment ingéré, le terme ∆MODi = – 0,756 + 0,945 × PCO – 0,024× NI + 0,161 × NI2. Des données expérimentales disposant de quantités ingérées individuelles mesurées (n = 1253) ont permis une évaluation externe de la pertinence de cette équation. La pente de la relation entre les valeurs prédites par cette approche simplifiée (X) et celles calculées par INRAtion®V5 (Y), proche de 1, la corrélation très élevée, et l’écart-type résiduel acceptable, valident cette approche des ID a posteriori. Ainsi, connaissant la composition de la ration et les quantités ingérées, il est de nouveau possible d’estimer facilement les interactions digestives et leur influence sur la valeur énergétique de la ration. »

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