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Prévision de l’effet des interactions énergie × protéines sur la production et la composition du lait chez la vache laitière

BRUN-LAFLEUR L. (1,2,3), DELABY L. (1,2), LASSALAS J. (1,2), FARGETTON M. (1,2), HUSSON F. (4), FAVERDIN P. (1,2)

(1) INRA, UMR1080 production du lait, F-35590 Saint-Gilles, France

(2) Agrocampus-Ouest, UMR1080 production du lait, F-35000 Rennes, France

(3) Institut de l’élevage, F-35652, Le Rheu, France

(4) Agrocampus-Ouest, UMR6625 laboratoire de mathématiques appliquées, F-35000 Rennes, France

RESUME

Les apports d’énergie et de protéines alimentaires aux vaches laitières constituent un des principaux leviers de modulation de la production et de la composition du lait à court terme. Leurs effets sont assez bien connus séparément mais, en pratique, ces apports varient simultanément avec la ration, et leur interaction éventuelle demeure mal connue. L’objectif de cet essai était donc de construire une loi de réponse de la production et de la composition du lait à des variations conjointes d’énergie et de protéines, de déterminer si cette réponse dépend de la parité et du potentiel de production des vaches, et de mesurer les conséquences de ces réponses sur le rendement d’utilisation de l’azote. Pour cela, neuf traitements alimentaires, définis par leurs apports en énergie et en protéines, ont été appliqués à quarante huit vaches réparties en quatre lots les plus homogènes possibles (primi- ou multipares × hautes ou moyennes productrices). Un traitement alimentaire de référence a été calculé pour couvrir les besoins prévus de chaque groupe et appliqué à chaque vache. Les huit autres traitements correspondaient à des apports fixes d’énergie et de protéines en plus ou en moins par rapport au traitement de référence. En réponse à une augmentation des apports énergétiques, la production laitière, le taux et les matières protéiques ont augmenté d’autant plus fortement que les niveaux d’apports protéiques étaient élevés. L’interaction obtenue est compatible avec l’hypothèse d’une réponse correspondant au plus limitant des deux facteurs : énergie et protéines. En outre, la réponse de la production laitière a été plus forte pour les vaches avec un fort potentiel de production que pour les vaches avec un potentiel moyen. La réponse du taux protéique a été plus forte pour les primipares que pour les multipares. Enfin, maintenir un équilibre de la ration égal à 105 g de PDIE / UFL permet de limiter les rejets azotés dans l’environnement tout en assurant une bonne production.

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