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Effet d’une mise à l’herbe simplifiée ou perturbée sur les performances des vaches laitières au printemps

L. DELABY et JL. PEYRAUD

INRA, UMR Production du Lait 35590 St Gilles, France

RESUME

Trois scénarios de mise à l’herbe ont été testés afin d’évaluer les effets directs et les arrières effets de différentes pratiques de transition alimentaire observées au printemps dans les élevages. Le premier scénario correspond à une période de transition de 3 semaines avec diminution progressive de l’ensilage de maïs. Les animaux du second scénario sont mis à l’herbe, 2 semaines plus tard avec un accès au pâturage la nuit et une diminution rapide de l’apport de maïs (1 semaine). Le 3ème scénario, identique au 1er durant les 2 premières semaines d’expérience, se distingue par un retour en stabulation intégrale d’une semaine avec apport d’ensilage de maïs à volonté. Apres ces 3 semaines, les 3 lots (70 vaches - 153 j de lactation) pâturent ensemble jour
et nuit sans apport d’ensilage de maïs. La pluviométrie élevée des mois d’avril et mai a crée des conditions de pâturage difficiles durant l’application des différents scénarios. Par rapport aux performances des vaches restées à l’intérieur (scénario 2), la phase 1 de la mise a l’herbe (2 premières semaines) n’a pas entraîné de chute importante de la production laitière (28,0 kg), a induit une baisse du taux butyreux (-1,4 g/kg) et une augmentation modérée du taux protéique (+ 0,7 g/kg) chez les animaux mis au pâturage. Lors de la phase 2 (1 semaine), les animaux rentrés en stabulation (scénario 3) ont produit un peu plus de lait (+1,0 kg) mais un lait moins riche en matières grasses que les vaches restées au pâturage. A l’inverse, les vaches sorties au pâturage au cours de
cette semaine 3 (scénario 2) ont produit un lait très riche en matières grasses (+ 3,6 g/kg) par rapport au lait de celles mises à l’herbe 2 semaines auparavant. Dans aucun des scénarios, le taux protéique du lait n’a différé significativement. Durant la phase 3 (2 semaines), la production laitière du lot 2 a été un peu plus faible (-1,1 kg de lait), avec une teneur en matières grasses plus élevée (+ 1,5 g/kg) que celle des 2 autres lots. Finalement, en moyenne au cours des 8 semaines de pâturage qui ont suivi cette période de mise à l’herbe, les 3 lots ont produit
une même quantité de lait de composition identique en matières grasses et protéiques. Il n’y a pas eu d’arrières effets associés à ces 3 scénarios et les vaches laitières semblent capables de s’adapter sans dommages persistants aux perturbations induites par des conditions difficiles de mise à l’herbe.

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