Tous les textes des 3R

Alimentation

Alimentation | Bovins laitiers | Economie

Livrer plus de lait dans un contexte d’après quota et de bâtiments saturés : plus de lait par vache ou plus de vaches ?

JURQUET J. (1), LAMY JM. (2), MANCEAUX C. (1), GELE M. (1), PREZELIN M. (2), BIDAN F. (3), ROINE D. (2), VAILLANT B. (2), SERVANS C. (4), BRUN T. (5)

(1) Institut de l’Elevage, 9, Rue André Brouard CS 70510, 49105 Angers cedex 02 – France

(2) Ferme expérimentale des Trinottières, 49140 Montreuil sur Loir – France

(3) Institut de l’Elevage, Site de le Chantrerie - Route de Gachet - CS 40706 - 44307 Nantes cedex 3

(4) Chambre d’agriculture des Pays de la Loire, 9, Rue André Brouard CS 70510, 49105 Angers cedex 02 – France

(5) Institut de l’Elevage, 149 Rue de Bercy, 75595 Paris Cedex 12 – France

RESUME

Avec la fin des quotas laitiers, de nombreux éleveurs cherchent à augmenter leur livraison de lait. Pour cela, ils peuvent augmenter la taille de leur cheptel, souvent à condition d’investir dans des places de logement supplémentaires (stratégie « effectif »). Une autre solution est d’augmenter la productivité des vaches en maintenant son effectif (stratégie « productivité »). Afin d’évaluer ces deux options, un essai de trois années a été mené à la ferme expérimentale des Trinottières (CA49) sur un troupeau de 60 vaches Holstein, du vêlage à 33 semaines de lactation. Une ration témoin (95G), dosant 95 g PDI/UFL et 0,90 UFL/kg MS a été comparée à une ration (110G) conçue pour permettre l’expression du potentiel animal, dosant 110 g PDIE/UFL et 1,00 UFL/kg MS. Les deux rations complètes étaient à base d’ensilage de maïs et contenaient respectivement 26 et 39% de concentrés. Au total, 155 lactations ont été valorisées. Le lot 110G a produit significativement plus de lait (+4,2 kg/VL/j) et ingéré 1,3 kg MS/VL/j de plus. Les quantités de matières protéiques, matières grasses et le taux d’urée du lait sont supérieurs pour le lot 110G. Les taux protéique, butyreux et cellulaires et les performances de reproduction ne diffèrent pas entre les deux lots. Les teneurs en acide oléique, BHB, acétone, citrates dans le lait, estimés via les spectres moyens infrarouges (MIR), et les évolutions de poids vif et d’état corporel suggèrent un moindre déficit énergétique et une reconstitution plus rapide des réserves pour le lot 110G. Des simulations économiques ont été réalisées à partir des résultats zootechniques en se basant sur un élevage laitier spécialisé sans pâture (cas-type réseau d’élevage INOSYS des Pays de la Loire). La stratégie « productivité » se traduit par une hausse de la production laitière de près de 90 000L, du coût alimentaire de 36 €/1000 litres et une baisse de l’excédent brut d’exploitation (EBE) de 11,9 k€ pour 80 vaches laitières. Pour produire autant de lait dans la stratégie « effectif », 10 vaches supplémentaires sont nécessaires. La stratégie « effectif », permet d’augmenter l’EBE de 15,3k€. Ce gain couvre les annuités en plus et génère +3,7 k€/UMO de revenu avant MSA mais ne prend pas en compte le travail supplémentaire.

Alimentation | Bovins laitiers | Economie

rechercher dans les textes des 3R

Tous les textes des 3R

Rechercher un texte

Par auteur Par thème/filière