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Actualisation des besoins protéiques des ruminants et application à la détermination des réponses des femelles laitières aux apports de protéines digestibles dans l’intestin (PDI)

SAUVANT D. (1), CANTALAPIEDRA-HIJAR G. (2), NOZIERE P. (2)

(1) INRA et AgroParisTech, UMR Mosar, INRA-AgroParisTech, Paris
(2) UMR Herbivores, INRA-VetagroSup,Theix

RESUME

Dans le cadre de la révision des systèmes d’unités d’alimentation des ruminants (projet INRA « Systali »), il a été décidé de revisiter les besoins protéiques ainsi que les réponses aux variations des apports protéiques. Depuis 1978, les besoins PDI d’entretien étaient proportionnels au poids vif élevé à la puissance 0,75, et donc indépendants du niveau de production. Il a été décidé de faire évoluer ce calcul vers celui appliqué dans tous les systèmes étrangers, à savoir la détermination des différentes pertes azotées obligatoires car exportées de l’organisme en toutes situations pratiques. Les trois principales voies de pertes, qui aboutissent aux besoins protéiques non productifs, sont, par ordre décroissant d’importance, les protéines endogènes fécales (PEF), les pertes azotées urinaires endogènes (NUE) et les pertes de protéines par les phanères (PPH). Ces actualisations ont été effectuées par approche factorielle et, dans la mesure du possible, à partir de méta-analyses de larges bases de données de la littérature.
Dans une seconde approche, les valeurs des besoins PDI « non productifs » ont été appliquées à des expériences (nexp), conduites sur des vaches (nexp = 54) ou des chèvres (nexp = 33) laitières avec pour objectif d’étudier les variations des réponses aux apports protéiques. Les apports PDI de ces expériences ont été calculés selon la méthode systali (Sauvant et Nozière, 2013). Pour l’estimation de la réponse de l’efficacité des PDI (EffPDI en %)en fonction de la concentration en PDI (PDIen g/kgMS) du régime, après avoir testé 4 hypothèses de calcul, il a été décidé d’appliquer la même valeur d’EffPDI pour les productions des protéines du lait, pour les PEF, pour les PPH ainsi que pour l’accrétion des protéines corporelles, liée au bilan d’énergie. L’efficacité des PDI est une fonction décroissante non linéaire de la concentration en PDI (g/kgMS) : EffPDI= EffPDI100 * exp [-b (PDI-100)], EffPDI100 étant l’efficacité correspondant à une ration ayant 100 g PDI/kg MS. Pour les vaches laitières, EffPDI100 est égale à 65,6, et l’écart-type intra-expérience de l’ajustement est de 2,0. Les variations résiduelles globales de cette équation sont largement expliquées, en inter- et intra-expériences, par le bilan UFL et, pour des régimes à l’équilibre des besoins énergétiques, on obtient EffPDI100 = 67. Pour les chèvres les lois de réponse d’EffPDI à la concentration en PDI de la ration sont très similaires avec cependant moins de précision (ETR = 3,7 vs 2,0).

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